Une enquête judiciaire a été ouverte après que les ministres des Comptes publics, Gérald Darmanin, et de l'Economie, Bruno Le Maire, ont reçu de nouvelles lettres de menaces de mort, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
Bercy avait indiqué auparavant que les deux membres du gouvernement avaient reçu de tels courriers, leurs auteurs réclamant dans l'un d'eux l'abandon de la réforme des retraites.
Deux balles de revolver étaient scotchées sur une de ces lettres non manuscrites, que l'AFP a pu consulter.
"Tu convaincs (...) Macron que cela suffit, qu'il retire sa réforme, sinon on massacre", est-il écrit dans ce courrier.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, le 7 janvier 2020 à Paris
AFP/Archives
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne.
Ces menaces ne sont pas les premières reçues par les ministres depuis leur nomination au gouvernement. De précédents courriers avaient notamment été reçus en septembre dernier, ou encore, en ce qui concerne Bruno Le Maire, juste avant le G7 de Biarritz en août dernier.
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Rachida Dati, candidate malheureuse de la droite et du centre à la mairie de Paris, a dénoncé mercredi une « trahison » de Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons/Renaissance avec qui elle avait fusionné sa liste au second tour mais qui avait choisi de jeter l'éponge.
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Réunis en bureau politique ce mardi 24 mars, les dirigeants de LR ont validé trois scénarios possibles pour désigner leur candidat à l'Élysée en 2027. Entre une primaire ouverte ou fermée, ou encore la nomination automatique de Bruno Retailleau, ce sera désormais aux adhérents de trancher, lors d'un vote prévu en avril.