Enquête sur la perception de l’Europe : première rencontre entre sénateurs et élus locaux
Ce samedi 27 novembre, une délégation de quatre sénateurs s’est rendue à Strasbourg pour restituer les conclusions de l’enquête menée début septembre sur le rapport des élus locaux à l’Union Européenne.

Enquête sur la perception de l’Europe : première rencontre entre sénateurs et élus locaux

Ce samedi 27 novembre, une délégation de quatre sénateurs s’est rendue à Strasbourg pour restituer les conclusions de l’enquête menée début septembre sur le rapport des élus locaux à l’Union Européenne.
Public Sénat

Par Matias Aarez

Temps de lecture :

3 min

Publié le

« Prendre le pouls du continent », ce sont les mots du Président Emmanuel Macron le 9 mai 2021 à Strasbourg, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Dans ce cadre inédit de démocratie participative, le Sénat a mené à l’automne une consultation auprès des élus locaux sur leur perception de l’Union Européenne. L’enquête, réalisée par le cabinet de conseils, Kantar Public, a révélé une tendance auprès des quelques 1800 élus interrogés : l’Europe est jugée lointaine et bureaucratique.

« Déficit de légitimité »

En effet, le terme qui revient le plus souvent est « bureaucratie » (dans 71 % des réponses). S’il est suivi par la formule « paix, union dans la diversité », retenue par 48 % des sondés, ils sont 39 % à pointer « l’opacité et le déficit de légitimité » de l’Union, et presque autant à estimer qu’il existe une « concurrence entre États membres ».

« On voit que les élus sont en adéquation avec les citoyens », estime Brigitte Torloting, vice-présidente de la Région Grand-Est et maire de Louvigny (Moselle). Avant de poursuivre : « On se rend compte qu’ils sont très loin de la compréhension exacte de ce que l’Europe peut nous amener ».

Un constat, partagé par Jean-François Rapin, sénateur (LR) du Pas-de-Calais et président de la commission des Affaires Européennes : « Ce sondage, on le perçoit comme une interrogation en nous disant ‘que pouvez-vous faire vous pour que ça aille mieux ?’ ».

Pour autant, le tableau n’est pas tout noir. Ainsi, l’enquête révèle également que les élus de terrain sont demandeurs d’une plus grande présence européenne dans leur quotidien, notamment sur des questions d’environnement, de changement climatique et de développement économique. Dans l’étude, plus de 55 % d’entre eux y étaient sensibles.

Après cette première étape au siège de la région Grand-Est, à Strasbourg, la délégation sénatoriale devrait se déplacer dans les prochaines semaines dans d’autres villes de France afin de continuer sa restitution au plus près des acteurs de l’enquête.

La Conférence sur l’Avenir de l’Europe se conclura en mars 2022, en pleine présidence française du Conseil de l’Union Européenne, avec la lourde tâche de traduire la volonté des citoyens européens par des actes.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le

Enquête sur la perception de l’Europe : première rencontre entre sénateurs et élus locaux
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le

Enquête sur la perception de l’Europe : première rencontre entre sénateurs et élus locaux
3min

Politique

Logement : « Quand on est un criminel, on ne doit pas bénéficier d’un logement social » estime Vincent Jeanbrun

Invité de notre matinale, le ministre du Logement n’a pas nié les difficultés d’un secteur en crise, et mise en réponse sur un « plan de relance. » Concernant le logement social, Vincent Jeanbrun défend toujours la fin du « logement social à vie » et l’expulsion de locataires condamnés pour des faits « particulièrement graves. »

Le