Loi de programmation militaire : « Il faut que les parlementaires trouvent une solution », demande Sébastien Lecornu

24 heures après le rejet par le Sénat de la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans la loi de programmation militaire, Sébastien Lecornu a livré sa rapide analyse au micro de Public Sénat.
Rédaction Public Sénat

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Hier soir, le Sénat examinait le projet de loi de programmation militaire. Dans le contexte de guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, le texte fixe les grandes orientations et les moyens des armées françaises, en portant à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici la fin de la décennie, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation (2023). Mais pour la droite sénatoriale, l’effort est insuffisant. En commission, une rallonge de 14 milliards d’euros, soit 50 milliards avaient été votés. Dans l’hémicycle à l’issue d’un vote serré où les LR ont été mis en minorité, et les centristes divisés, deux amendements, l’un du sénateur socialiste Rachid Temal (PS), l’autre du gouvernement, sont revenus sur la version d’origine du texte. Dans la foulée, une majorité de sénateurs a voté à main levée contre l’article 2, soit le cœur du texte, portant sur un effort supplémentaire de 36 milliards d’euros accordé aux armées (lire notre article).

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, Sébastien Lecornu a refusé de parler de « revers ». « On sait d’où on part en matière de crédits. C’est quand même le président de la République qui a pris les bonnes décisions en 2017. Maintenant, il faut une trajectoire qui soit soutenable. Le vrai problème que l’on a au moment où on parle, c’est qu’il n’y a plus de trajectoire dans le texte », a-t-il relevé. Avec la précédente LPM, la France a pour objectif de doubler son budget des armées de 2017 à 2027.

« Il faut que les parlementaires trouvent une solution. Mais j’ai l’habitude, avec ce qu’il se passe à l’Assemblée nationale, d’être calme », a-t-il conclu.

 

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