Fabienne Keller craint un « repli » des Républicains avec Laurent Wauquiez

Fabienne Keller craint un « repli » des Républicains avec Laurent Wauquiez

La sénatrice LR du Bas-Rhin, Fabienne Keller, était l’invitée de Territoires d’Infos ce lundi matin sur Public Sénat, en partenariat avec la presse quotidienne régionale et les Indés Radios. Interrogée sur Les Républicains, cette juppéiste met en garde contre un risque de repli du parti. « Est-ce que Les Républicains ne sont pas en train de […]
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La sénatrice LR du Bas-Rhin, Fabienne Keller, était l’invitée de Territoires d’Infos ce lundi matin sur Public Sénat, en partenariat avec la presse quotidienne régionale et les Indés Radios. Interrogée sur Les Républicains, cette juppéiste met en garde contre un risque de repli du parti. « Est-ce que Les Républicains ne sont pas en train de devenir les repliés, en excluant tous ceux qui ont une voix différente ? » demande Fabienne Keller.

Si Laurent Wauquiez, grand favori du scrutin de décembre pour élire le président des LR, se retrouve seul candidat, « bien sûr, il sera affaibli », selon la sénatrice. « J’observe qu’il est allé à la Fête de la violette avec Guillaume Pelletier, dont l’origine est le FN jeunesse. Ce serait dommage, par rapport au projet initial de l’UMP (...) d’observer ce repli » ajoute Fabienne Keller.

Au sujet de la création d’un groupe des Constructifs, dont elle était l’une des initiatrices avant de décider de rester au sein du groupe LR du Sénat, elle explique son choix : « Nous étions une quarantaine à nous réunir avant l’été. La grande majorité a souhaité rester dans le groupe d’origine pour lequel Gérard Larcher a donné des assurances d’ouverture et de respect de notre sensibilité. Une petite partie a souhaité poursuivre, mais pas vraiment dans un groupe Constructif car ils portent un autre nom. Ils ont souhaité prendre un peu de distance par rapport au groupe Constructif de l’Assemblée » explique-t-elle. Les sénateurs Claude Malhuret et Jérôme Bignon vont officialiser la création de ce groupe cet après-midi (voir notre article sur le sujet).

« Nous avons débattu de la création de ce groupe » ajoute-t-elle, mais « la demande d’unité des maires » a pesé dans son choix. Et « ce qui est important, c’est de rester assez nombreux, pour être plus fort ». Elle assure qu’elle n’aura pas de vice-présidence au Sénat, en échange de sa décision de rester au groupe LR.

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