Affaire Lyhanna : le groupe communiste demande une nouvelle fois la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a indiqué qu’elle avait demandé au président du Sénat, Gérard Larcher, la création d’une délégation des droits de l’enfant au Sénat. Une demande rejetée à plusieurs reprises par la chambre haute ces dernières années.
Rédaction Public Sénat

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On l’a appris aujourd’hui. La commission des lois du Sénat va se doter ce mercredi des prérogatives d’une commission d’enquête afin de faire la lumière sur les dysfonctionnements révélés par l’affaire Lyhanna. Une autre commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le périscolaire va voir le jour à la chambre haute. Pour autant, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman estime que le Sénat pourrait faire plus en matière de lutte contre les violences sur les enfants. « J’ai demandé dès hier au président Gérard Larcher, la création d’une délégation au droit de l’enfant. Notre groupe avait déposé et fait débattre en séance une telle résolution il y a quelques années. Je souhaite que nous reprenions en en tout cas ces travaux-là, que nous puissions déboucher. Nous sommes effectivement aujourd’hui une des seules chambres parlementaires de l’Union européenne à ne pas avoir de délégation spécifique à la question de l’enfance », a-t-elle déclaré à la sortie des questions d’actualité du Sénat.

En 2019, Éliane Assassi à l’époque présidente du groupe communiste républicain citoyen et écologiste (CRCE) avaient formulé une proposition de loi en faveur de la création d’une délégation aux droits de l’enfant. Elle avait finalement été rejetée par 249 voix contre 90.

En 2022, une proposition identique, portée par le sénateur Xavier Iacovelli (Renaissance), et soutenue par six groupes politiques du Sénat, s’était malgré tout heurtée au rejet de la majorité de droite qui avait invoqué des arguments relatifs au travail parlementaire. Muriel Jourda (LR) avait, effectivement, mis en avant une question de forme, « d’organisation du travail parlementaire ». « La multiplication des instances parlementaires qui apportent plus de dispersions que d’efficacité au travail sénatorial », avait-elle estimé.

 

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