François Rebsamen : « Olivier Véran ne doit pas oublier qu’il a été élu local »
François Rebsamen était l’invité politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », ce vendredi 25 septembre. Le maire de Dijon et président de la Fédération nationale des élus socialistes a réagi au lendemain de l’intervention de Jean Castex. En ce qui concerne les mesures prises pour endiguer la propagation du virus, il a indiqué que s’il fallait durcir restrictions dans sa ville, il le ferait sans contester. Il admet toutefois qu’à Marseille, les élus n’ont peut-être pas été suffisamment consultés en amont. Il était au micro Oriane Mancini.

François Rebsamen : « Olivier Véran ne doit pas oublier qu’il a été élu local »

François Rebsamen était l’invité politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », ce vendredi 25 septembre. Le maire de Dijon et président de la Fédération nationale des élus socialistes a réagi au lendemain de l’intervention de Jean Castex. En ce qui concerne les mesures prises pour endiguer la propagation du virus, il a indiqué que s’il fallait durcir restrictions dans sa ville, il le ferait sans contester. Il admet toutefois qu’à Marseille, les élus n’ont peut-être pas été suffisamment consultés en amont. Il était au micro Oriane Mancini.
Public Sénat

Par Noémie Metton

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Intervention de Jean Castex : « Personnellement, j'ai trouvé que les positions que [Jean Castex] développait étaient justes. Nous sommes confrontés à une crise sanitaire, il est de la responsabilité du gouvernement de prendre des décisions et de les proposer aux élus locaux ».

 

Si O. Véran annonçait qu'il fallait fermer les bars et restaurants à Dijon comme à Marseille : « Je discuterais avec le préfet mais s'il faut fermer à 23h on fermera à 23h  »

Mesures sanitaires dans les écoles : « Dans ma ville, l'Éducation nationale avait pris la décision de fermer des écoles là où un enfant avait la Covid. J'ai trouvé ça stupide. L'éducation nationale ferait bien de travailler plus en concertation avec les maires »

 

Colère des élus à Marseille : « Les maires que j'ai rencontrés ne se plaignent pas majoritairement de ne pas avoir de concertations locales avec les préfets, avec l'ARS. À Marseille, il y a sûrement eu un manque de concertation, ça c'est possible » « Olivier Véran, il ne faut pas qu'il oublie qu'il a été élu local. On a vu que dans la crise sanitaire, ce qui ne marchait pas, c'était les décisions nationales qu'on essayait d'impulser possible verticalement à travers des décisions prises à Paris »

 

Création de juges pénaux de proximité annoncée par J. Castex : « C'est attendu [...] Dans le domaine de la sécurité, c'est la prévention autant que et la sanction dès que nécessaire »

 

Sécurité : « Ce qui me fait sourire c'est de voir tous ces élus qui ont soutenu la politique de N. Sarkozy qui a supprimé 13 000 postes de policiers, dont Jean Castex, dire aujourd'hui on manque de policiers » « Moi je suis très heureux d'une augmentation de 8% du budget de la Justice mais il ne faut pas que ce soit "one shot". Il faut que ce soit en continuité parce qu'on a beaucoup de retard dans le domaine de la Justice » « Il faudra un jour avoir le courage d'avoir une réflexion sur cette loi de 1970 qui nous régit toujours, qui est la loi la plus répressive d'Europe et pour autant nous sommes le pays où il y a le plus de consommation de drogues » « Je ne pense pas qu'il faille dépénaliser le cannabis. Ce serait une grave erreur. La contraventionnalisation a été avancée, je crois que c'est une bonne mesure »

 

Sur le Parti socialiste : « Olivier Faure dit "rassemblement" mais sur quel programme ? [...] Le PS n'a pas assez travaillé depuis deux ans, il n'y a pas eu une convention de réflexion. C'est vraiment l'encéphalogramme plat pour les idées »

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le