Grand débat : « Les réponses ne pourront pas être cosmétiques » prévient Gérard Larcher
Gérard Larcher a accordé un entretien au Midi Libre, où il clarifie sa position sur le grand débat et aborde les élections européennes.

Grand débat : « Les réponses ne pourront pas être cosmétiques » prévient Gérard Larcher

Gérard Larcher a accordé un entretien au Midi Libre, où il clarifie sa position sur le grand débat et aborde les élections européennes.
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Par Marion D'Hondt

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Mardi, Gérard Larcher sera dans le Gard, pour soutenir François-Xavier Bellamy, à l’approche des élections européennes. L’occasion, pour le Président du Sénat, de se confier au grand quotidien régional Midi Libre (interview disponible en intégralité ici).

Gérard Larcher relativise le poids du grand débat national. Pour lui, « ce n’est pas un sondage », dans la mesure où « les jeunes et les quartiers ont été absents » et où « certains sujets n’ont pas été abordés, comme l’emploi, la sécurité et l’immigration ».

« Au Sénat, nous recevons depuis longtemps des lettres, touchantes, de nos concitoyens qui racontent leur quotidien »

« Les réponses ne pourront pas être cosmétiques »

À l’issue du grand débat, Emmanuel Macron devra « expliquer ses choix, défendre sa méthode et présenter un calendrier ». Gérard Larcher insiste sur la nécessité d’une « équité fiscale », ainsi que de réponses en matière de « territoire, santé, transports et services publics ».

Gérard Larcher est pour « une nouvelle décentralisation », qui réponde « aux besoins de proximité, de citoyenneté et de solidarité ». Ainsi, il plaide pour « des compétences claires », une réhabilitation de l’échelon départemental et du rôle du préfet.

« Au Sénat, nous sommes disponibles »

Gérard Larcher appelle à « un nouveau compromis démocratique », qui associe « une société plus participative » et « une réinclusion des territoires ». En ce sens, le Sénat va proposer deux réformes : une du droit de pétition (voir ici), l’autre du pouvoir de référendum (voir là).

Gérard Larcher n’est plus « en froid » avec Emmanuel Macron, qui a fini par changer de « point de vue » à son égard. Longtemps, le Président considérait le président du Sénat comme « le représentant syndical des élus ».

« Longtemps, le président de la République m’a regardé comme le représentant syndical des élus. Je crois que son point de vue a évolué… Il a compris que, comme lui, je défendais notre pays »

« Le Sénat n’est pas un bunker anti-pouvoir »

Face à des médias qui surjouent la rivalité, il précise que « le Sénat n’est pas un bunker anti-pouvoir ». Il rappelle que la chambre haute « a voté les 10 milliards [du plan d’urgence économique et sociale N.D.L.R.] », ainsi que la réforme du travail et de la SNCF.

Concernant l’affaire Benalla, il reste fidèle à sa ligne : « Le Sénat a dit le droit. » Il ajoute même que « puisque le parquet a ouvert deux enquêtes préliminaires, si nous ne l’avions pas fait, nous n’aurions pas été à la hauteur de nos responsabilités ».

« Depuis deux ans, l’Europe est en panne »

Interrogé sur les élections européennes, il déplore « une Europe en panne », bloquée sur le Brexit. Il considère que « redonner une année à Theresa May est aussi incompréhensible que préoccupant ». Pour lui, le Brexit est « une impasse » dont il faut « sortir ».

Il est « heureusement surpris du début de campagne » de François-Xavier Bellamy. Il salue la « fraîcheur » de la tête de liste et « l’expérience » de ses colistiers. Pour lui, la droite se remet doucement d’une « crise » provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron.

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