Jacob (LR) favorable à une « suspension » du RSA pour les casseurs
Le chef de file des députés LR Christian Jacob a soutenu vendredi une proposition de loi d'élus LR pour "suspendre" le RSA ...

Jacob (LR) favorable à une « suspension » du RSA pour les casseurs

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a soutenu vendredi une proposition de loi d'élus LR pour "suspendre" le RSA ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file des députés LR Christian Jacob a soutenu vendredi une proposition de loi d'élus LR pour "suspendre" le RSA (revenu de solidarité active) aux personnes rendues "coupables d'exactions lors des manifestations".

"Ils ont eu raison de mettre ça sur le débat. Tout le monde en a assez de ces casseurs", a déclaré sur RTL Christian Jacob, à la veille de l'acte 20 des "gilets jaunes".

"Est-ce qu'il est normal que des voyous qui brûlent des magasins, saccagent des voitures, des bâtiments publics, puissent continuer à bénéficier tranquillement de la solidarité de l'Etat ? Je pense que la question mérite d'être posée", a fait valoir le député de Seine-et-Marne.

Mai il s'agit "d'une suspension", ce qui veut dire "qu'on peut remettre (le RSA) à certains moments" et "on est dans un Etat de droit. (...) C'est la justice qui décidera", a-t-il ajouté.

Le député LR de l'Aveyron Arnaud Viala a déposé le 20 mars une proposition de loi visant à "suspendre les droits au RSA pour les personnes qui se rendent coupables d’exactions lors des manifestations", un texte soutenu par une vingtaine de parlementaires LR.

Il s'agirait selon le texte de loi "de compléter (l') arsenal répressif" par une suspension du RSA, et ce pour une durée maximum d'un an.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
7min

Politique

« C’est assez incompréhensible, elle n’a rien obtenu, elle n’obtiendra rien » : les oppositions étrillent le maintien de Monique Barbut au gouvernement

Alors qu'elle avait annoncé sa démission pour protester contre certaines mesures de la loi d'urgence agricole, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut a finalement accepté de rester en poste, à la demande d'Emmanuel Macron. À droite, comme à gauche, ce revirement suscite interrogations et critiques.

Le