L’affaire Le Roux, pas une bonne nouvelle pour Fillon, estime la presse
L'affaire Bruno Leroux, obligé de démissionner après l'ouverture d'une enquête sur l'emploi de ses deux filles comme collaboratrices...

L’affaire Le Roux, pas une bonne nouvelle pour Fillon, estime la presse

L'affaire Bruno Leroux, obligé de démissionner après l'ouverture d'une enquête sur l'emploi de ses deux filles comme collaboratrices...
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L'affaire Bruno Leroux, obligé de démissionner après l'ouverture d'une enquête sur l'emploi de ses deux filles comme collaboratrices parlementaires, n'est pas une bonne nouvelle pour François Fillon, lui aussi aux prises avec la justice, estime mercredi la presse.

"La droite aurait tort de se réjouir de telles révélations. Dans l’ambiance actuelle, une nouvelle affaire politico-financière ne vient pas effacer l’autre, elle charge un peu plus la balance", prévient Daniel Muraz, du Courrier picard.

"Il y avait donc bien deux poids, deux mesures, selon qu’on était ou non LR, et un acharnement suspect des médias. Ce trop commode raisonnement s’est effondré en une journée", assène Laurent Joffrin, de Libération.

Le dossier Le Roux "tombe bien mal. Il vient réveiller les douleurs, alors que François Fillon semblait relancer sa campagne", note Bernard Stéphan, dans La Montagne. "Cette + affaire+ n’est pas une bonne nouvelle pour le clan Fillon", affirme également Baptiste Laureau, dans Paris-Normandie.

François Fillon en meeting le 21 mars 2017 à Courbevoie
François Fillon en meeting le 21 mars 2017 à Courbevoie
AFP

Et d'expliquer : "la rapidité de l’éviction et la célérité de la justice montrent que François Fillon n’a pas été victime d’un +complot+,  d'un assassinat politique+, d’un +acharnement judiciaire+ comme certains de ses partisans et lui-même l’ont dit".

Cette célérité "prouve que la justice travaille avec célérité pour tous", relève Philippe Marcacci, de l'Est Républicain.

François Hollande "suspecté d’instrumentaliser la justice contre François Fillon, a voulu montrer qu’il savait sacrifier ses amis, que la gauche elle sait trancher et remet du sel sur la plaie Fillon des affaires", analyse Cécile Cornudet, des Echos.

- "Quelle leçon" -

Cette décision permet au président de la République "de souligner à quel point François Fillon aurait été bien inspiré d'en faire autant", relève Hubert Coudurier, du Télégramme. "Au moins, Bruno Le Roux abandonne sur le champ et s’en va tête basse. C’est toujours ça", écrit Jean-Claude Souléry, dans La Dépêche du Midi. "Le Roux s’en va quand, à droite, Fillon s’accroche", persifle Laurent Bodin, de l'Alsace. "Quelle leçon pour certains", lance Denis Daumin, dans La Nouvelle République du Centre-Ouest.

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve le 20 mars 2017 à Pau
Le Premier ministre Bernard Cazeneuve le 20 mars 2017 à Pau
AFP

En sanctionnant M. Le Roux, Bernard Cazeneuve "a fait preuve de fermeté, ce qui souligne par comparaison la désinvolture de M. Fillon quand il s’est borné à hausser les épaules lors de sa mise en examen", juge Dominique Jung, des Dernières Nouvelles d'Alsace.

Le "départ forcé" du ministre de l'Intérieur "permet à François Hollande et Bernard Cazeneuve d’afficher leur différence face au candidat de la droite qui s’est maintenu contre vents et marées" commente Hervé Favre, de La Voix du Nord. Il "renvoie à la droite l'image du comportement de François Fillon dans une situation symétrique", estime Bernard Stéphan, dans La Montagne.

Ce qui fait dire à Sébastien Lacroix, dans L'Union/L'Ardennais que "Hollande et Cazeneuve ont tôt fait de comprendre qu’ils avaient l’occasion d’en remettre une louche sur Fillon".

Moins de 24 heures après les révélations sur les CDD de ses deux filles employées comme collaboratrices parlementaires, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, visé par une enquête, a démissionné mardi.

François Fillon a été mis en examen le 14 mars dans l'enquête sur de possibles emplois fictifs de sa femme et de ses enfants comme assistants parlementaires, enquête élargie à des soupçons "d'"escroquerie aggravée, faux et usage de faux" mardi.

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