Le groupe PS du Sénat ne se place pas dans la majorité présidentielle
Les sénateurs PS ont adopté une ligne dont les socialistes ont le secret : le groupe PS n’est pas dans la majorité présidentielle et dans l’opposition à la majorité sénatoriale. Une ligne de rassemblement.

Le groupe PS du Sénat ne se place pas dans la majorité présidentielle

Les sénateurs PS ont adopté une ligne dont les socialistes ont le secret : le groupe PS n’est pas dans la majorité présidentielle et dans l’opposition à la majorité sénatoriale. Une ligne de rassemblement.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

3h20 de réunion. De mémoire de sénateur, la réunion du groupe PS n’a peut-être jamais duré si longtemps. Deux jours après les sénatoriales, où les socialistes ont bien limité la casse, passant de 86 à 79 membres, les sénateurs ont passé la matinée à discuter de leur ligne. A l’entrée, l’ambiance est bonne. On se félicite entre sénateurs réélus.

Mais ils sont loin d’être tous d’accord. Après une longue présentation des nouveaux, une trentaine de sénateurs a pris la parole. Deux lignes s’opposent au sein du groupe : les tenants d’une ligne constructive à l’égard d’Emmanuel Macron. Et ceux souhaitant se placer dans l’opposition à l’exécutif. Et d’autres, quelque part entre les deux.

Avant le vote cet après-midi pour élire le président de groupe, les sénateurs PS ont adopté une ligne dont les socialistes ont le secret : le groupe PS n’est pas dans la majorité présidentielle et dans l’opposition à la majorité sénatoriale. Une synthèse très socialiste qui assure l’unité du groupe, adoptée à main levée, avec 8 abstentions.

Un temps évoqué, le risque de scission semble écarté. Mais beaucoup veulent rester unis, surtout après les bons résultats. Dire que le groupe n’est pas dans la majorité présidentielle permet de rassembler ceux qui veulent être dans l’opposition, comme ceux plus constructifs. Côté clarification, on fait mieux. Une position qui rappelle celle adoptée par le PS lors du vote de confiance à l’Assemblée : ne pas accorder la confiance, ce qui pouvait laisser la place à l’abstention.

Pour porter cette ligne, il faudra un président de groupe. Ou une présidente. Seule Laurence Rossignol a pour le moment déclaré sa candidature devant ses collègues. À l’origine aubryste, puis membre du gouvernement avant de soutenir Manuel Valls à la primaire, elle peut défendre une ligne centrale. Le sénateur du Doubs, Martial Bourquin, va aussi déclarer sa candidature. Il défend une ligne plus à gauche, voulant clairement se placer dans une ligne d’opposition à Macron dont il dénonce la politique « néolibérale ».

Quant au président sortant, Didier Guillaume, dont la ligne constructive est mal passée en interne chez certains socialistes, a lui aussi déposé sa candidature. Le vote prévu à 16 heures.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le groupe PS du Sénat ne se place pas dans la majorité présidentielle
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le

Montants, modalités : comment est fixé la rémunération des ministres ?
6min

Politique

Montants, modalités : comment est fixée la rémunération des ministres ?

Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.

Le

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
6min

Politique

Budget, fin de vie, crises, tests antidrogue et ambitions : retour sur une année de gouvernement Lecornu

Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.

Le