Les députés ultramarins Nouvelle gauche pour « une présence forte des Outre-mer » à l’Assemblée
Quatre députés ultramarins du groupe Nouvelle gauche, dont l'ex-ministre des Outre-mer et députée de la Réunion Ericka Bareigts,...

Les députés ultramarins Nouvelle gauche pour « une présence forte des Outre-mer » à l’Assemblée

Quatre députés ultramarins du groupe Nouvelle gauche, dont l'ex-ministre des Outre-mer et députée de la Réunion Ericka Bareigts,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Quatre députés ultramarins du groupe Nouvelle gauche, dont l'ex-ministre des Outre-mer et députée de la Réunion Ericka Bareigts, demandent dans un communiqué "une présence forte des Outre-mer" à l'Assemblée nationale.

Ces députés (dont les députés de Martinique Serge Letchimy et Josette Manin, et la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe), insistent sur "le nécessaire renforcement des moyens de la Délégation aux Outre-mer de l'Assemblée nationale qui devrait notamment compter, à leurs yeux, autant d'administrateurs dédiés qu'au sein de la Délégation aux Droits des femmes".

"Au-delà de leurs spécificités territoriales, institutionnelles et politiques, les représentants des Outre-mer ne peuvent ignorer leurs solidarités évidentes. Leur participation au débat démocratique de notre Assemblée doit donc être plus unie et plus efficace", insistent-ils.

"Au premier abord, un groupe Outre-mer à l'Assemblée paraissait pouvoir porter cette ambition", reconnaissent les quatre députés, faisant référence à la volonté du député REM de Guadeloupe Olivier Serva de créer un tel groupe. Il n'a finalement pas obtenu le nombre d'élus suffisant.

"Mais la défense de nos territoires ne peut et ne doit pas se restreindre à la seule sauvegarde d'intérêts", ajoutent les quatre députés de la Nouvelle gauche, qui estiment que pour assurer "la plus grande lisibilité et la plus grande efficacité possible des politiques Outre-mer", des changements sont "nécessaires ".

Ils demandent notamment "un renforcement des moyens de la Délégation aux Outre-mer pour en faire un véritable cercle de réflexion et d'analyse des politiques publiques déployées dans nos territoires" et "une représentation significative des Outre-mer au sein de la gouvernance de l’Assemblée nationale dans son ensemble".

Ils réclament également "une organisation interne au groupe qui assurera un suivi et une coordination effective des élus sur les questions Outre-mer pour l’ensemble des projets de loi", avec "l'attribution d’un conseiller législatif spécialement dédié", et "la garantie d'une juste représentativité dans l'expression et les prises de parole au sein du groupe et en son nom dans l'hémicycle".

Mardi, actant l'échec du groupe ultramarins à l'Assemblée, Olivier Serva avait déjà indiqué son souhait de "muscler la délégation Outre-mer".

Partager cet article

Dans la même thématique

Les députés ultramarins Nouvelle gauche pour « une présence forte des Outre-mer » à l’Assemblée
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
10min

Politique

Municipales 2026, une élection de contorsionnistes

Les élections municipales sont marquées par un décalage entre les principes énoncés par les partis et la réalité. Les accords PS/LFI renvoient les deux formations à leurs propres contradictions. Chez LR, Bruno Retailleau veut faire « battre » le RN, mais joue l’ambiguïté à Nice, face à Eric Ciotti, allié du RN. Renaissance est plus au clair sur les alliances, mais ferme les yeux quand les LR, à qui ils sont alliés, peuvent profiter des voix d’extrême droite, comme celles de Sarah Knafo à Paris.

Le

France – Politics – Municipal – Elections – Illustration
3min

Politique

Municipales 2026 : à Marseille, une triangulaire aux allures de duel entre la gauche et le RN 

Le Rassemblement National arrivera-t-il à s’offrir la deuxième plus grande ville de France ? A Marseille, le maire sortant Benoît Payan est arrivé en tête du premier tour des élections municipales (36.69%), mais Franck Allisio, le candidat RN, le suit de très près (35.02%). Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, sera elle aussi présente au second tour, contrairement au candidat insoumis Sébastien Delogu, qualifié mais qui a décidé de se retirer.

Le