Les principales propositions de Benoît Hamon
Les principales propositions du programme présidentiel de Benoît Hamon, vainqueur dimanche de la primaire élargie du PS:

Les principales propositions de Benoît Hamon

Les principales propositions du programme présidentiel de Benoît Hamon, vainqueur dimanche de la primaire élargie du PS:
Public Sénat

Par Robin GREMMEL et Marie DHUMIERES

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Les principales propositions du programme présidentiel de Benoît Hamon, vainqueur dimanche de la primaire élargie du PS:

- Revenu universel -

- 1re étape : revaloriser le RSA de 10%, versé automatiquement

- 2e étape : revenu d'existence à tous les 18-25 ans, sans condition de ressource

- 3e étape : conférence citoyenne pour fixer le périmètre du revenu universel, avec pour objectif 750 euros mensuels

- Travail -

- Abroger la loi travail

- Réduire le temps de travail avec plusieurs outils possibles: temps partiel, semaine de 32h, semaine de 4 jours...

- Droit de veto des représentants des salariés sur les choix des grandes entreprises, comme la fermeture d'une usine

- Droit à la déconnexion des salariés

- Requalification des collaborateurs des plateformes numériques en salariés

- Favoriser le chèque syndical dans les PME (financé par l'employeur et utilisé par le salarié pour adhérer à un syndicat)

- Une VIe République -

- Suppression de l'article 49-3 de la Constitution (adoption d'un texte sans vote) sauf en matière budgétaire

- "49-3 citoyen" pour permettre à 1% du corps électoral d'imposer au Parlement l'examen, ou au contraire, la suspension d'une loi

- Septennat unique du président de la République

- Reconnaissance du vote blanc

- Droit de vote des étrangers aux élections locales

- Introduction au Sénat de citoyens tirés au sort

- Dose de proportionnelle aux législatives et réduction du nombre de députés

- Rendre le président de la République destituable par référendum ou par le Parlement

- Pas plus de trois mandats successifs

- Interdire l'embauche d'un proche comme attaché parlementaire

- Ecologie -

- 50% d'énergies renouvelables d'ici à 2025

- Sortie du diesel à l'horizon 2025

- Investir 5 mds d'euros pour l'agroécologie, les circuits courts et les coopératives

- Fermeture des centrales nucléaires en fin de vie

- Interdiction des pesticides soupçonnés dangereux

- Suspension des travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

- Emploi et salaires -

- Droit universel à la formation tout au long de la vie

- Egalité salariale femmes-hommes

- Revalorisation du Smic et du point d'indice de la fonction publique

- Statut unique de l'actif : salariés et indépendants

- Encadrer les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises, fin des stock-options et des retraites chapeaux

- Budget et fiscalité -

- Abandonner l'objectif d'un déficit sous les 3% du PIB

- Fusion entre CSG et impôt sur le revenu

- Impôt unique sur le patrimoine

- Taxe sur la richesse créée par les robots

- Conditionner le CICE (Crédit d'impôt compétitivité emploi) à la création de postes, la réduction du temps de travail ou des progrès écologiques

- Europe -

- Smic européen à hauteur de 60% du salaire moyen

- Mutualisation des dettes européennes

- Moratoire sur le Pacte de stabilité jusqu'à l'approbation d'un pacte réformé

- Suspension immédiate de l'application du CETA (traité de libre-échange UE-Canada)

- Révision de la directive des travailleurs détachés

- Diplomatie et défense -

- Reconnaître l'existence de l'Etat palestinien

- Construire un second porte-avion

- Doubler les effectifs de la réserve opérationnelle

- Exclure les dépenses de défense du calcul du déficit

- Réinstaller une police de proximité

- Mettre en place un coordonnateur national du renseignement rattaché au Premier ministre

- Recruter 1.000 policiers par an

- Fin de l'état d'urgence "à court terme"

- Asile et immigration -

- Visa humanitaire pour les réfugiés

- Doubler les places en centre d'accueil de demandeurs d'asile

- Modifier les règles de Dublin sur l'accueil des réfugiés et répartir les demandeurs d'asile entre les pays membres

- Education et culture -

- Recrutement de 40.000 enseignants

- Scolarité obligatoire à 3 ans

- Aide gratuite aux devoirs

- Modification de la carte scolaire

- Budget de 1% du PIB dédié à la culture (environ 0,4% aujourd'hui)

- Loi antitrust dans les médias

- Santé -

- Lutte contre les déserts médicaux

- Remboursements des activités sportives prescrites par un médecin

- Reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle

- Société -

- Droit à l'aide médicale à mourir

- Légalisation du cannabis

- Extension de la PMA (Procréation médicalement assistée) aux femmes seules et couples homosexuels

- Alignement du congé paternité sur le congé maternité

- Construire davantage d'hébergements d'urgence pour les SDF

Partager cet article

Dans la même thématique

Les principales propositions de Benoît Hamon
4min

Politique

« On surmonte nos rancœurs » : Agnès Evren (LR) défend un mariage de raison entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel pour battre la gauche à Paris

À Paris, la fusion des listes entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel relève davantage du réalisme politique face à l’avance de la gauche que d’un rapprochement sincère et naturel. Il a fallu surmonter « une forme d’inimitié » entre les deux candidats, reconnait la vice-présidente de LR et sénatrice de la capitale Agnès Evren, qui compte aussi sur les reports de voix des électeurs de Sarah Knafo.

Le

Les principales propositions de Benoît Hamon
5min

Politique

Municipales à Montpellier : sécurité, gestion des déchets, transports… Que retenir du débat d’entre deux tours ?

A Montpellier, c’est une triangulaire qui opposera, dimanche prochain, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse, en tête avec 33,41 % au premier tour, la candidate LFI, Nathalie Oziol, deuxième avec 15,36 % et le candidat indépendant, Mohed Altrad (11,31 % des voix). Si dans de nombreuses grandes villes de France, comme Lyon, Toulouse, Nantes… LFI et le reste de la gauche se sont unis au deuxième tour des élections municipales, dans l’Hérault, il n’en a pas été question, tant les deux gauches semblent irréconciliables. Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. L’objectif que nous devons viser, c’est l’objectif zéro déchet ». Michaël Delafosse a rappelé que le CSR était une solution préconisée par l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie). « Il nous faut continuer à mieux collecter les biodéchets comme le verre », a-t-il ajouté. Pour conclure sur les défis de la nouvelle mandature, comme l’augmentation de la population dans la ville, en moyenne 8 000 habitants par an, Nathalie Oziol a estimé que rien n’a été fait pour accueillir les gens ». Mohed Altrad a aussi jugé que la ville n’était pas à la hauteur des autres villes de taille similaire. Il propose de mieux gérer l’argent public en économisant 25 % de ce qu’il considère comme du « gaspillage ». Mickaël Delafosse s’engage à construire 1 000 nouveaux logements étudiants dans le secteur d’Agropolis et des logements pour seniors mais aussi le développement des BRS (bail réel et solidaire) qui ne permette à personne en logement sociaux d’accéder à la propriété ou encore poursuivre l’encadrement des loyers et la lutte contre Airbnb.  

Le

FRA – LR RETAILLEAU – ELECTION MUNICIPALES 2026
8min

Politique

Municipales : en lâchant Christian Estrosi à Nice, Bruno Retailleau enflamme toute la droite, avec 2027 en ligne de mire

À quelques jours du second tour des municipales à Nice, Bruno Retailleau, le patron des LR, a déclenché une crise ouverte au sein de sa propre famille politique et du bloc central, en refusant de soutenir le maire sortant Christian Estrosi face à Éric Ciotti, allié du RN. Plus largement, le psychodrame azuréen fragilise l'accord national passé avec Horizons, mais révèle aussi les fractures d’une droite à la recherche de sa boussole stratégique pour 2027.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
6min

Politique

Municipales : le retrait calculé de Sarah Knafo recompose le jeu à Paris

Qualifiée de justesse pour le second tour des municipales parisiennes avec 10,4 % des voix, la candidate Reconquête, Sarah Knafo, a finalement choisi de se retirer « pour Paris », sans toutefois donner de consigne de vote, mais « pour battre la gauche ». Une décision présentée comme un « choix de responsabilité », mais qui soulève autant de questions stratégiques que politiques.

Le