Parcoursup : « Il y  avait une vraie urgence » à agir, selon Catherine Morin-Desailly
Au micro de « Sénat 360 », Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UC) de la Seine-Maritime et  présidente de la commission de la culture et de l’éducation au Sénat, réaffirme « l’urgence » à mettre en place le système Parcoursup.

Parcoursup : « Il y avait une vraie urgence » à agir, selon Catherine Morin-Desailly

Au micro de « Sénat 360 », Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UC) de la Seine-Maritime et  présidente de la commission de la culture et de l’éducation au Sénat, réaffirme « l’urgence » à mettre en place le système Parcoursup.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les sénateurs ont trouvé un accord avec les députés, sur le texte concernant l’accès à l’université, instaurant le système Parcoursup. Mais le décret nécessaire à la mise en place de ce dernier, a été pris avant même que la loi soit adoptée.

Pour Catherine Morin-Desailly, sénatrice (UC) de la Seine-Maritime et  présidente de la commission de la culture et de l’éducation au Sénat, il s’agissait d’agir très vite :

 « Il y  avait une vraie urgence parce que le cadre juridique de l’APB post-bac est tombé. Le Conseil d’Etat, et avant lui la CNIL, ont enjoint le gouvernement à changer le système (…) Il y avait urgence de lui substituer des modalités nouvelles et sûres juridiquement ».

À la gauche qui dénonce une sélection qui ne dit pas son nom, l’ancienne prof d’anglais répond : « La sélection existe déjà (…) Si c’est l’orientation positive, dans le sens où l’on s’appuie à la fois sur les compétences des étudiants, les attendus de l’enseignement, les débouchés professionnels… tout dépend ce que l’on met derrière les mots (…) On en était venu  à un système complètement aberrant où il y avait une vraie sélection (…) la sélection la plus injuste qu’il soit, qui était celle du tirage au sort. La gauche n’a pas à donner de leçons sur ce sujet sur lequel (…) elle n’a rien fait ces cinq dernières années. »

A la question de savoir si la sénatrice craint le recours des sénateurs communistes devant le Conseil d’Etat pour stopper le parcours législatif du texte, la présidente de la commission de la culture et de l’éducation au Sénat se veut confiante : « Le processus d’orientation et d’affectation n’est pas lancé (…) Donc le recours n’a pas de fondement (…) Il n’a pas été choisi d’anticiper le mode d’affectation. »

Partager cet article

Dans la même thématique

ELYSEE PRESSE 1© La Famiglia
3min

Politique

« Cap sur l’Élysée » : Public Sénat lance sa série documentaire sur la présidentielle, à voir en avant-première

Public Sénat propose, en ligne dès ce 24 octobre, le premier épisode de « Cap sur l’Élysée », série documentaire inédite qui suivra la campagne présidentielle jusqu’au scrutin. Le premier épisode est disponible en intégralité sur publicsenat.fr, une semaine avant sa diffusion télévisée, le samedi 31 octobre à 21h sur le canal 8 de la TNT.

Le

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le