Parly déplore les « Gaulois rétifs » et les « moments difficiles » de l’UE
La ministre des Armées Florence Parly a pointé à son tour du doigt les "Gaulois râleurs et rétifs" au changement vendredi, dans...

Parly déplore les « Gaulois rétifs » et les « moments difficiles » de l’UE

La ministre des Armées Florence Parly a pointé à son tour du doigt les "Gaulois râleurs et rétifs" au changement vendredi, dans...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Armées Florence Parly a pointé à son tour du doigt les "Gaulois râleurs et rétifs" au changement vendredi, dans le sillage du président Emmanuel Macron, et concédé que le combat pour l'Europe était parfois "démoralisant".

"Pourquoi est-ce que nous sommes capables d'union, de solidarité et pourquoi, dans le même temps, nous sommes nous, Français, comme dirait quelqu'un bien connu, nous, Gaulois, aussi râleurs, aussi différents, aussi rétifs à beaucoup de choses ?", a-t-elle lancé devant les étudiants de l'Ecole d'Affaires publiques de Sciences Po à Paris.

"Pourquoi est-ce que nous devons être poussés dans nos retranchements pour enfin agir ensemble ?", a-t-elle poursuivi. "A chaque attentat, la cohésion nationale se reconstruit. La solidarité se recrée", a-t-elle ainsi relevé.

Emmanuel Macron a suscité des réactions outrées en évoquant mercredi au Danemark "le Gaulois réfractaire au changement", des propos qualifiés de "caricature" des Français par l'opposition.

Florence Parly a confessé par ailleurs qu'elle était rentrée "démoralisée" d'une réunion de ministres européens de la Défense jeudi à Vienne, dans une allusion notamment aux pays eurosceptiques de l'Est.

"Je suis rentrée de ce sommet un peu démoralisée, parce que l'Union, c'est un combat. Il y a de grands moments dans la vie européenne, mais il y a aussi des moments plus difficiles", a-t-elle dit.

Le président Emmanuel Macron a proposé la mise en place d'une "solidarité quasi-automatique" entre Etats européens en matière de défense qui entraînerait leur intervention si l'un d'entre eux était attaqué.

"Je crois que personne ne pense qu'une armée européenne est à portée de mains, ce qui ne signifie pas qu'il faille rester inactif pour pouvoir construire cette autonomie stratégique dont nous avons besoin", a expliqué la ministre des Armées.

"Cette illusion selon laquelle on peut se reposer sur un tiers pour assurer sa propre sécurité n'est pas viable. C'est une illusion dangereuse", a-t-elle ajouté en référence aux Etats-Unis et à l'Otan.

Partager cet article

Dans la même thématique

Parly déplore les « Gaulois rétifs » et les « moments difficiles » de l’UE
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le