Emmanuel Macron ferait jeu égal (23,5%) avec Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle, tandis que Jean-Luc Mélenchon (17%) se rapproche un peu plus de François Fillon (19%), selon un sondage Elabe diffusé mercredi soir.
Le candidat d'En Marche! enregistre toutefois une baisse de deux points sur une semaine et celle du Front national recule d'un demi-point.
En troisième position, François Fillon gagne à nouveau un point à 19%, selon cette enquête pour L'Express et BFMTV, réalisée au lendemain du débat télévisé entre les 11 candidats à la présidentielle et à 18 jours du premier tour.
Marine Le Pen en meeting à Monswiller, dans le Bas-Rhin, le 5 avril 2017
AFP
A gauche, Jean-Luc Mélenchon, crédité de 17% (+2), continue sa forte progression (+7 points en deux mois). Le leader de La France insoumise n'est plus très loin de M. Fillon et creuse encore plus l'écart avec le socialiste Benoît Hamon (9%, -1), qu'il devance désormais de huit points.
Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan est stable à 4,5%, devant Philippe Poutou, qui progresse d'un point à 1,5%, ainsi que le centriste Jean Lassalle (1%, =) et la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud (1%, +0,5), les autres candidats François Asselineau et Jacques Cheminade étant crédités de moins de 0,5% chacun. 7% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote au 1er tour.
François Fillon salue ses partisans lors d'un meeting à Provins, le 5 avril 2017
AFP
Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait toujours nettement avec 62% (-1) des voix, face à Marine Le Pen, 38%. Mais 21% des personnes interrogées n'ont pas exprimé d'intentions de vote.
Le potentiel de participation s'établit à 64% (soit un bond de 5 points en une semaine) des personnes interrogées qui se disent "tout à fait certaines d'aller voter" au 1er tour.
Plus de deux électeurs sur trois (70%, +3) se disent désormais sûrs de leur choix. C'est le cas de 81% (-5) de ceux de Marine Le Pen, de 81% (+5) de ceux de François Fillon, de 67% (+5) de ceux d'Emmanuel Macron. Chez les électeurs Jean-Luc Mélenchon, le taux est de 61% (-1), comme chez ceux de Benoît Hamon, dont le socle se redresse spectaculairement (+19) après la dégringolade (-22) de la semaine dernière.
Jean-Luc Mélenchon lors du débat télévisé entre les onze candidats à la présidentielle sur les chaînes BFM TV et CNews, le 4 avril 2017 à La Plaine-Saint-Denis, près de Paris
POOL/AFP
Enquête réalisée en ligne le 5 avril auprès de 995 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.
Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.
Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.
Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.
A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.
Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.