réforme travail pour « plus de liberté et de sécurité » pour l’entreprise et le salarié, dit Pénicaud
Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a expliqué mardi à l'Assemblée nationale que l'objectif de la réforme du code du travail...

réforme travail pour « plus de liberté et de sécurité » pour l’entreprise et le salarié, dit Pénicaud

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a expliqué mardi à l'Assemblée nationale que l'objectif de la réforme du code du travail...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a expliqué mardi à l'Assemblée nationale que l'objectif de la réforme du code du travail était de donner "plus de liberté et de sécurité, tant à l'employeur qu'au salarié", lors de son audition en Commission des affaires sociales

"Je ne pense pas que la liberté soit pour les uns et la sécurité pour les autres. Je pense que tant les salariés que les employeurs ont besoin de liberté et de sécurité", a-t-elle défendu devant les députés.

"Pour les salariés, c'est la liberté de pouvoir souffler pour évoluer dans la vie professionnelle, choisir un métier si on veut changer d'entreprise ou entreprendre soi-même, choisir le télétravail ou participer aux négociations d'entreprise, voire aux décisions stratégiques de l'entreprise", a défendu la ministre.

Pour les entreprises, la liberté apportée par la réforme permettra "de se réorganiser plus rapidement pour conquérir des marchés" et "négocier des normes adaptées aux besoins de l'entreprise". "Il faut plus de sécurité pour les entreprises", notamment dans "la clarté des règles et des sanctions", a-t-elle expliqué.

Elle a donné l'exemple des licenciements, soulignant qu'un quart d'entre eux fait l'objet d'un recours aux prud'hommes. Or, "pour la même nature de licenciement reconnu comme abusif d'un salarié de 20 ans d'ancienneté, la sanction, dans le même cas de figure, est de huit à 40 mois de salaire", a-t-elle relevé, expliquant que cette "incertitude dissuade beaucoup de petites entreprises d'embaucher ou de transformer des CDD en CDI".

Elle a confirmé la volonté du gouvernement du fusionner trois instances représentatives du personnel (délégués du personnel, comité d'entreprise, CHSCT) pour des raisons de "simplicité", pour renforcer "un dialogue social de qualité".

Gérard Cherpion (LR), Francis Vercamer (Les constructifs), ou Adrien Quatennens (France Insoumise) ont dénoncé "la méthode", s'interrogeant sur "l'urgence" et "l'empressement" de réformer le code du travail "en plein été", alors que la concertation avec les partenaires sociaux se poursuit.

"Les grandes réformes ne peuvent pas faire l'économie d'un débat citoyen sincère, d'un dialogue social approfondi et d'un débat parlementaire respectueux du pluralisme", a relevé Boris Vallaud (PS).

Il a réclamé, tout comme Pierre Dharréville (PCF), une évaluation des réformes précédentes. De son côté, Adrien Quatennens a dénoncé une "inversion de la hiérarchie des normes", de même que M. Dharréville qui agité la menace "d'un code du travail par entreprise", ce que la ministre a démenti.

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le