Ukraine : Sébastien Lecornu annonce le déploiement d’une compagnie de véhicules blindés et d’un escadron de chars Leclerc en Roumanie
Auditionné à propos du budget de son ministère, Sébastien Lecornu a souhaité profiter de ce moment pour annoncer au Sénat la décision du Président de la République de déployer des troupes supplémentaires en Roumanie et de « renforcer notre posture de défense » en Lituanie et en Estonie. Des déploiements décidés dans le cadre de l’OTAN, qui s’échelonneront d’octobre à novembre, a précisé le ministre de la Défense.

Ukraine : Sébastien Lecornu annonce le déploiement d’une compagnie de véhicules blindés et d’un escadron de chars Leclerc en Roumanie

Auditionné à propos du budget de son ministère, Sébastien Lecornu a souhaité profiter de ce moment pour annoncer au Sénat la décision du Président de la République de déployer des troupes supplémentaires en Roumanie et de « renforcer notre posture de défense » en Lituanie et en Estonie. Des déploiements décidés dans le cadre de l’OTAN, qui s’échelonneront d’octobre à novembre, a précisé le ministre de la Défense.
Public Sénat

Par Louis Molier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Dans le cadre de l’OTAN, il était prévu depuis plusieurs mois de renforcer la présence militaire française dans de nombreux territoires de l’est de l’Europe. Dès le début du conflit en Ukraine, des soldats ont été déployés en Roumanie, notamment. Lors d’une audition devant le Sénat ce mardi à propos des crédits consacrés à la Défense dans le budget 2023, Sébastien Lecornu a souhaité « rendre compte au Sénat d’une décision que le Président de la République a pris hier au soir sur proposition du chef d’Etat-major des armées, au regard de la situation sur le flanc oriental, et de la violence dans laquelle les combats s’inscrivent en Ukraine dans cette guerre menée par la Fédération de Russie. »

« Nous allons continuer à renforcer notre posture de défense en Lituanie et en Estonie »

Le ministre de la Défense a ainsi fait part « à la représentation nationale, et donc aux Français » de la décision du chef de l’Etat de « rehausser notre posture défensive sur le flanc est de l’Europe en déployant une compagnie renforcée de véhicules blindés de combat d’infanterie en Roumanie, ainsi qu’un escadron de chars Leclerc. » La décision ne constitue pas une rupture dans l’action de l’armée française jusqu’alors, puisque Sébastien Lecornu a bien tenu à rappeler que la France « continuait, dans le cadre de ses missions de défense et de dissuasion, d’accompagner ces pays, notamment la Roumanie, présente dans l’alliance de l’OTAN. »

Par ailleurs, « nous allons continuer à renforcer notre posture de défense en Lituanie, dans laquelle des Rafale seront déployés et en Estonie, où une compagnie d’infanterie légère renforcée sera également déployée dans les tout prochains jours », a ajouté le ministre de la Défense. Le calendrier de ces déploiements s’étalera sur les mois d’octobre et de novembre, a-t-il enfin précisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
7min

Politique

Budget : « On a des signaux dans notre direction », salue le PS Patrick Kanner, mais « un trou dans la raquette » sur les recettes

Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.

Le

BRUSSELS FARMERS PROTEST MERCOSUR
10min

Politique

Mercosur : une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne va-t-elle suspendre l’application provisoire du traité ?

Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.

Le