Une lieutenante de Philippot dénonce une « rediabolisation » du FN
La principale lieutenante de Florian Philippot, Sophie Montel, a dénoncé dimanche une "rediabolisation" du Front national,...

Une lieutenante de Philippot dénonce une « rediabolisation » du FN

La principale lieutenante de Florian Philippot, Sophie Montel, a dénoncé dimanche une "rediabolisation" du Front national,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La principale lieutenante de Florian Philippot, Sophie Montel, a dénoncé dimanche une "rediabolisation" du Front national, regrettant qu'actuellement les partisans de "l'union des droites" l'emportent sur ceux qui comme elle défendent le "ni droite ni gauche" du vice-président du parti Florian Philippot.

"Moi je vois se dégager depuis un certain nombre de mois pour ne pas dire d'années, je vois une rediabolisation du FN, mais qui est du fait du FN", a dit Mme Montel dans un entretien à France 3 Bourgogne Franche-Comté.

Se disant "très inquiète du tournant, du virage idéologique qui ne correspond pas aux promesses faites en 2011" quand Marine Le Pen est devenue présidente du FN, Mme Montel met en cause notamment "l'investiture d'un certain nombre de personnes qui ne correspondent pas au profil de dédiabolisation".

"Il y a des clans à l'intérieur du FN, il y a le clan (Louis) Aliot - (Nicolas) Bay - (Bruno) Bilde, (...), ces gens veulent l'union des droites, ce n'est plus le ni droite ni gauche, or moi je me suis toujours battue pour le ni droite ni gauche", affirme Mme Montel.

"Aujourd'hui nous sommes un grand parti, il va peut-être falloir accepter qu'il y ait des courants à l'intérieur du Front national", estime-t-elle, tout en craignant d'être sanctionnée pour cette prise de position: "rien que cette petite interview me sera peut-être fatale".

Mme Montel a fait ces déclarations alors qu'elle est sur le point d'être officiellement démise de la présidence du groupe FN au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.

Depuis juin, elle avait vu se constituer sur ordre de Marine Le Pen un groupe FN "officiel" dans sa région avec une quinzaine de membres, la laissant siéger parmi les non-inscrits avec sept à huit autres conseillers régionaux.

"Je n'ai pas d'hostilité à l'égard de Marine, visiblement l'inverse n'est pas vrai, je suis dans le collimateur de Marine", note-t-elle, jugeant également "injuste" la façon dont est traité Florian Philippot, avec qui elle a lancé en pleine campagne législative une association, Les Patriotes.

Pour Mme Montel, le FN est divisé entre ceux "qui veulent uniquement parler d'immigration, d'insécurité et d'islamisme, et puis (...) des gens qui défendent la souveraineté nationale, qu'elle soit budgétaire, territoriale, monétaire, sociale, législative et qui veulent pouvoir s'exprimer sur tous les sujets", comme elle tient à le faire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustrations – Reseaux Sociaux – France
5min

Politique

Ingérences électorales : faut-il sanctionner les réseaux sociaux ? 

Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.

Le

Train retardé : les sénateurs créent une garantie de correspondance, en cas de trajet opéré par plusieurs compagnies
6min

Politique

Harmonisation des titres, garantie de correspondance, ouverture de SNCF Connect : les propositions des sénateurs pour faciliter les trajets en train

Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.

Le