Valls: loi antiterroriste « équilibrée », « correspond à ce qu’il fallait faire »
L'ancien Premier ministre Manuel Valls, ex-PS siégeant parmi les députés LREM, a jugé mardi le projet de loi antiterroriste ...

Valls: loi antiterroriste « équilibrée », « correspond à ce qu’il fallait faire »

L'ancien Premier ministre Manuel Valls, ex-PS siégeant parmi les députés LREM, a jugé mardi le projet de loi antiterroriste ...
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L'ancien Premier ministre Manuel Valls, ex-PS siégeant parmi les députés LREM, a jugé mardi le projet de loi antiterroriste "équilibré", critiqué les positions "pas sérieuses" de LR et dénoncé à nouveau le "discours islamo-gauchiste" des Insoumis.

Le projet de loi "renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme", déjà adopté au Sénat et soumis dans l'après-midi au vote de l'Assemblée, est "équilibré", a déclaré sur RTL l'ancien ministre de l'Intérieur redevenu député de l'Essonne.

Tout en assurant qu'"on aurait pu rester dans l’état d’urgence", M. Valls a jugé que "le texte qui est présenté par Gérard Collomb et qui va être voté cet après-midi correspond à ce qu’il fallait faire, c'est-à-dire mettre dans le droit commun la plupart des mesures qui sont dans l’état d’urgence et qui sont utiles".

Deux jours après l'attaque de Marseille et après la découverte samedi de bonbonnes de gaz à Paris, il a aussi plaidé pour "continuer à mettre le paquet sur le renseignement".

Et, "c’est le plus difficile", a ajouté l'élu de l'Essonne, pour lequel "il faut lutter contre l’islamisme (...) contre l’islam radical qui alimente d’une manière ou d’une autre ces formes d’action, ces formes de terrorisme" en alimentant "une idéologie totalitaire".

Comme il l'avait fait dans l'hémicycle lors de l'examen du projet de loi, l'ex-chef du gouvernement a accusé les députés de la France Insoumise notamment d'"un discours islamo-gauchiste". "Une partie de la gauche est dans la complaisance vis-à-vis du communautarisme", de "l'islam politique" et est "irresponsable", a-t-il estimé.

Interrogé sur des propos de la députée LFI Danièle Obono, qui a estimé dimanche sur BFMTV qu'un chauffeur de bus refusant de conduire un bus après une femme pouvait le faire par "sexisme" et pas nécessairement parce qu'il était "radicalisé", M. Valls a estimé que c'était "plus que de la complaisance": "c'est une complicité avec un islam politique".

Ces propos ont été vivement dénoncés dans les rangs des Insoumis. "Valls, homme de tous les échecs, est un provocateur, menteur et injurieux contre nous. Il parle comme l'extrême droite", a ainsi tweeté le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière. "L'axe / contre commence à vraiment se voir. Il est vrai que les 2 n'ont plus que ça pour exister", a réagi Eric Coquerel, autre élu de Seine-Saint-Denis.

"Ras-le-bol de nous faire insulter par ! Complaisant avec quoi ? Qui ? Quand ? Ça suffit ! Opposez-nous des arguments !", a aussi protesté le nordiste Adrien Quatennens.

Quant à la contre proposition de loi antiterroriste portée notamment par les députés LR Eric Ciotti et Guillaume Larrivé pour refuser la sortie de l'état d'urgence et le prolonger d'un an, créer un parquet national antiterroriste et permettre des rétentions administratives, M. Valls a répondu que "ça n’est pas constitutionnel, ça n’est pas sérieux".

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