Affaire Benalla : « Il faudrait maintenant auditionner le chef de l’Etat » affirme Éric Coquerel
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Éric Coquerel, député La France Insoumise, souhaite qu’Emmanuel Macron soit auditionné devant la commission d’enquête du Sénat

Affaire Benalla : « Il faudrait maintenant auditionner le chef de l’Etat » affirme Éric Coquerel

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Éric Coquerel, député La France Insoumise, souhaite qu’Emmanuel Macron soit auditionné devant la commission d’enquête du Sénat
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Hier, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête désormais étendue aux infractions de faux, usage de faux et obtention indue d'un document administratif ».

Ce placement en garde à vue fait suite aux déclarations de Patrick Strzoda devant les enquêteurs et devant les sénateurs, sur les conditions dans lesquelles Alexandre Benalla aurait obtenu un passeport de service le 28 juin 2018. : « Quelle chance a le Sénat. Vous l’avez remarqué, quand on a une majorité En Marche, nous n’avons plus le droit à une commission d’enquête » déclare ce matin Eric Coquerel. Il ajoute : « On voit les contradictions éclater depuis quelques semaines, on a un problème informatique entre le ministère de l’Intérieur et le Quaid d’Orsay qui explique que M.Benalla arrive à voyager avec des passeports diplomatiques : tout ça est rocambolesque. »

Le député de la France Insoumise voudrait aller plus loin et qu’Emmanuel Macron soit auditionné par la commission d’enquête du Sénat : « En réalité on sent bien que pour arriver à faire le clair sur cette affaire d’Etat, avec un pouvoir qui a toujours donné des réponses à reculons (…) Il faudrait maintenant auditionner le chef de l’Etat. Il y a tellement d’incohérences que c’est ça qu’il faudrait faire pour connaître la vérité et j’espère que le Sénat va le demander. »

Il conclut : « Il n’est pas obligé de venir mais il pourrait venir de son propre chef pour clarifier cette situation. Soit M.Benalla est un faussaire de génie et un Belphégor de l’Élysée qui arrivait à manipuler les choses, soit il était sous service de M.Macron et là c’est inquiétant. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le

Affaire Benalla : « Il faudrait maintenant auditionner le chef de l’Etat » affirme Éric Coquerel
2min

Politique

Le sénateur LR Thierry Meignen visé par une plainte pour menaces de mort : le groupe socialiste demande au Sénat de « prendre les décisions qui s’imposent »

La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte mardi contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort. Lors d’un rappel au règlement, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a interpellé la haute assemblée sur le sujet.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le