Invité de la matinale de Public Sénat, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau s’est montré très sévère à l’encontre du gouvernement après les nombreux imbroglios qui ont entouré la proposition de loi, Sécurité globale.
Article 24 : « Amateurisme, légèreté, mépris du Parlement, Absurdistan, on a tout eu » tacle Bruno Retailleau
Invité de la matinale de Public Sénat, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau s’est montré très sévère à l’encontre du gouvernement après les nombreux imbroglios qui ont entouré la proposition de loi, Sécurité globale.
« Amateurisme, légèreté, mépris du Parlement, Absurdistant, on a tout eu. En plus l’exécutif a vu sa propre majorité se dresser contre lui, c’est inédit ». Bruno Retailleau n’avait pas assez d’adjectifs pour qualifier la séquence qui a entouré l’examen de la proposition de loi Sécurité globale (voir nos articles ici et ici).
Un texte très décrié, en particulier son article 24 qui pénalise le détournement d’images de forces de l’ordre. « En réalité, on avait deux problèmes. La rédaction de l’article 24 totalement maladroite où il faut qualifier une intention ce qui est extrêmement difficile. On met un délit dans le cadre de la loi sur la liberté de la presse donc on imagine l’inquiétude des journalistes » a-t-il résumé.
« L’autre problème » pour le sénateur de Vendée, c’est le télescopage de ce fameux article 24 avec une autre disposition du projet de loi séparatisme « confortant les principes républicains ». « A un mois près on propose au Parlement deux rédactions différentes pour la même finalité. Ce n’est pas du travail, c’est de l’amateurisme […] On a une rédaction de M.Darmanin et une autre qui est sans doute une rédaction de M.Dupond-Moretti ».
Bruno Retailleau déplore également « l’agitation » et « la communication » du ministre de l’Intérieur. Il « veut se faire pousser du col et en est réduit à faire des coups de menton législatif ou autre, quasiment en permanence ».
« Nous n'avons pas été compris » a d'ailleurs reconnu, ce matin, sur BFM TV, le Premier minsitre, Jean Castex avant d'appeler à « l'apaisement ».
S’appuyant sur l'’audition au Sénat du directeur général de la police nationale, Frédéric Veaux, le président des sénateurs LR demande « à ne pas laisser nos forces de l’ordre à la vindicte d’un certain nombre de groupuscules extrêmement dangereux. Il faut les protéger […] Mais on ne peut pas non plus laisser penser qu’on va réduire la liberté de la presse. C’est pour ça que M.Darmanin est assez maladroit et est un mauvais ambassadeur de ses propres troupes. Les policiers ne demandent pas de réduire la liberté des journalistes. Ils veulent simplement qu’on puisse renforcer leurs droits à eux ».
Il faut sanctionner les récidives pour la burka
En ce qui concerne le futur projet de loi « confortant les principes républicains », Bruno Retailleau « veut aller plus loin », notamment sur le port du voile ». « L’islamisme essaye de marquer le territoire. Ils essayent d’isoler en marquant les femmes, la communauté musulmane du reste de la communauté nationale […] Il faut sanctionner les récidives pour la burka, y compris en arrêtant les aides sociales pour celles qui récidivent. Je suis également pour l’interdiction du port du voile à l’Université » a-t-il plaidé.
Le sénateur LR note aussi qu’Emmanuel Macron refuse de reconnaître le lien « entre le désordre migratoire et la question du terrorisme ». « La France est le premier pays européen pour ceux qui sont déboutés du droit d’asile. Ils viennent chez nous car on est plus laxistes » estime-t-il.
Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.
Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.
Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.
Présentée le 13 octobre à la presse, la proposition de loi déposée par le sénateur écologiste Guillaume Gontard vise à renforcer l’encadrement de la production, de la traçabilité et de la distribution des produits à base de cannabidiol (CBD).