Baupin: l’enquête pour agressions et harcèlement sexuels classée sans suite
L'enquête ouverte en mai 2016 après les révélations de huit femmes, accusant le député écologiste Denis Baupin d'agressions et de...

Baupin: l’enquête pour agressions et harcèlement sexuels classée sans suite

L'enquête ouverte en mai 2016 après les révélations de huit femmes, accusant le député écologiste Denis Baupin d'agressions et de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'enquête ouverte en mai 2016 après les révélations de huit femmes, accusant le député écologiste Denis Baupin d'agressions et de harcèlement sexuels, a été classée sans suite "pour prescription" même si certains faits étaient "susceptibles d'être qualifiés pénalement", a annoncé lundi le parquet de Paris.

L'enquête avait été ouverte le 10 mai après les révélations dans Mediapart et sur France inter de quatre élues écologistes et quatre femmes anonymes qui dénonçaient les agissements de Denis Baupin (ex-EELV). Au total, quatorze femmes avaient témoigné dans les médias.

"Il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d'entre eux susceptibles d'être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits", a indiqué le procureur de la République, François Molins, dans ce communiqué.

L'enquête "s'est attachée non seulement à recueillir les témoignages des victimes présumées qui s'étaient préalablement exprimées dans la presse mais aussi à entendre celles révélées par l'enquête", a-t-il précisé. De "nombreuses personnes (...) susceptibles de pouvoir apporter des témoignages utiles" ont par ailleurs été entendues.

Trois des quatre élues, Isabelle Attard, Sandrine Rousseau et Ellen Debost avaient déposé plainte, suivies par Véronique Haché, actuelle directrice d'Autolib pour une agression sexuelle en 2004, à l'époque où elle travaillait au cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë. La plupart des situations décrites étaient frappées par le délai de prescription de 3 ans.

Dans les plaintes visant Denis Baupin, les seuls faits pouvant échapper à la prescription étaient ceux dénoncés par la députée du Calvados Isabelle Attard. Elle avait raconté un "harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces", de juin 2012 à fin 2013.

Denis Baupin a "nié tous faits d'agression sexuelle" et "contesté les accusations de harcèlement sexuel", soutenant que "s'il avait pu envoyer des messages à certaines femmes, il s'agissait de séduction réciproque ou de jeu", a ajouté le Parquet.

Ces accusations portées contre l'ex-figure du mouvement écologiste avaient relancé le débat sur le harcèlement sexuel dans le monde politique.

Dans la foulée de cette affaire, Denis Baupin avait démissionné de son poste de vice-président à l'Assemblée nationale, tout en conservant son siège de député. Il ne briguera pas de nouveau mandat aux prochaines législatives.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.

Le

Sébastien Lecornu Addresses High School Protests, Energy and Budget Issues
6min

Politique

Crise lycéenne : par une allocution sans annonces, Sébastien Lecornu cherche à « anesthésier » le mouvement, analyse Benjamin Morel

La crise lycéenne ne faiblit pas et a conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu à prendre la parole, lors d’une allocution de 15 minutes mercredi soir. Depuis sa prise de fonction à Matignon, il a fait le choix de raréfier sa parole. Une façon de se démarquer et de renforcer le caractère solennel de la fonction, mais qui a ses limites, d’après plusieurs experts.

Le