Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.
Guillaume Jacquot

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Au moment où certains dans sa famille politique expriment leurs doutes vis-à-vis d’une campagne qui « n’imprime pas » pour le moment dans l’opinion publique, le candidat des Républicains à la présidentielle Bruno Retailleau peut au moins compter sur le soutien sans faille de François Baroin. Le maire LR de Troyes, souvent présenté comme un recours dans son camp au cours des deux dernières campagnes présidentielles, reste une personnalité dont la voix porte encore à droite. Il s’est affiché aux côtés du candidat, ce 8 octobre, en marge des journées parlementaires du groupe LR du Sénat. « Je ne connais personne qui rentre tête baissée dans une campagne présidentielle et qui n’ait pas la détermination d’aller jusqu’au bout pour convaincre. Il est évident que la famille gaulliste doit être représentée », a-t-il répondu, dans un contexte où certains appuient en faveur du scénario d’un désistement du président de LR, au profit d’un autre candidat mieux placé dans les sondages. « Bruno Retailleau a toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour et du rassemblement nécessaire du second. »

« La politique, malheureusement, ce n’est pas les mathématiques et ce n’est pas des sciences exactes. Un plus un plus un, ça ne fera jamais trois », a-t-il également souligné. L’ancien ministre a également fait la comparaison avec son expérience dans la campagne de 1995, où il était porte-parole de Jacques Chirac. « J’ai connu Jacques Chirac au mois d’octobre, il était à 12 % au mois de janvier, j’étais porte-parole devant 80 journalistes et on posait tout le temps la question de savoir à quel moment il allait abandonner, jeter l’éponge pour permettre à Edouard Balladur d’être élu au premier tour. La fin de l’histoire, vous la connaissez. »

« Le bilan de ces dix années n’est pas le nôtre »

Si le maire de Troyes juge qu’il y a encore « du travail », pour convaincre, il estime cependant que Bruno Retailleau ne manque pas d’atouts. « Bruno n’est pas seul. Il y a partout en France des élus, des responsables d’associations, beaucoup de Français qui croient en nos valeurs, qui n’ont jamais accompagné le macronisme sur ce chemin qui est désormais une impasse, qui n’a jamais accompagné non plus la transgression de vouloir déstabiliser les traditionnels partis de gouvernement. »

Le maintien de Bruno Retailleau permet également à ses yeux d’ouvrir l’espace politique de la droite, « sans avoir été contaminé » par le bilan du bloc présidentiel. « Le bilan de ces dix années n’est pas le nôtre, il n’est pas celui des LR », a-t-il martelé à plusieurs reprises, avant de critiquer, sans les nommer, les deux candidats issus du camp présidentiel, Edouard Philippe et Gabriel Attal. « Je ne vois pas comment on peut être la solution quand on est une partie du problème et qu’on l’incarne pleinement », a-t-il taclé.

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