Calais : Pierre Laurent appelle à la création de « centres de premier accueil »
Des rixes entre migrants ont éclaté jeudi à Calais, quatre personnes blessées par balle seraient entre la vie et la mort. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Invité de Territoires d’Infos, le secrétaire national du PCF met en cause les politiques migratoires successives.

Calais : Pierre Laurent appelle à la création de « centres de premier accueil »

Des rixes entre migrants ont éclaté jeudi à Calais, quatre personnes blessées par balle seraient entre la vie et la mort. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Invité de Territoires d’Infos, le secrétaire national du PCF met en cause les politiques migratoires successives.
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Par Héléna Berkaoui

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Invité de Territoires d’Infos vendredi, le secrétaire national du PCF déplore les affrontements survenus jeudi à Calais. Plusieurs rixes ont vu s’affronter des migrants afghans et érythréens, quatre personnes blessées par balle seraient entre la vie et la mort.

« On paie une situation dans laquelle on n’a jamais voulu organiser des centres de premier accueil digne de ce nom à Calais. »

Selon Pierre Laurent,  « on paie une situation dans laquelle on n’a jamais voulu organiser des centres de premier accueil digne de ce nom à Calais. » Il dénonce le fait que « des migrants (soient) en train de la payer de leur vie. ».    

« On a évacué la jungle en disant qu’il n’y aurait plus de problèmes or on savait pertinemment que des migrants allaient revenir et donc on laisse les passeurs faire la loi dans les rues de Calais », déplore le secrétaire national du PCF qui plaide pour une autre approche. « Il faudrait, comme on l’a fait à porte de la Chapelle (Paris), et comme on devrait le faire dans plusieurs endroits en France, organiser des centres de premier accueil qui permettent à ces migrants de trouver des parcours d’intégration. »

Pierre Laurent plaide pour une « révision des accords du Touquet et la mise sur pied d’une politique européenne digne de ce nom »

En outre, le secrétaire national du PCF juge qu’il faudrait une « révision des accords du Touquet et la mise sur pied d’une politique européenne digne de ce nom » pour régler « le problème du blocage de la frontière britannique ».

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