Covid-19 : « Sommes-nous prêts pour une deuxième vague ? » interroge Roger Karoutchi
Auditionnés par la commission d’enquête du Sénat sur le Covid-19, des professionnels de santé ont répondu aux questions des sénateurs sur la gestion de la crise dans leur territoire. Les questions ont également porté sur l’état des établissements de santé s’ils devaient faire face à une deuxième vague.

Covid-19 : « Sommes-nous prêts pour une deuxième vague ? » interroge Roger Karoutchi

Auditionnés par la commission d’enquête du Sénat sur le Covid-19, des professionnels de santé ont répondu aux questions des sénateurs sur la gestion de la crise dans leur territoire. Les questions ont également porté sur l’état des établissements de santé s’ils devaient faire face à une deuxième vague.
Public Sénat

Par Marylou Magal

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Ce mardi 28 juillet, la commission d’enquête du Sénat pour l’évaluation des politiques publiques face aux grandes pandémies à la lumière de la crise sanitaire de la Covid-19 et de sa gestion a auditionné plusieurs professionnels de sant.

Parmi eux, Alain Mercat, chef du service de réanimation du CHU d’Angers, Bernard Llagonne, chirurgien à la clinique d’Epernay, et le chef des urgences de l’hôpital Muller de Mulhouse, Marc Noizet. Tour à tour, les membres du corps médical ont livré leur vision de la crise épidémique et de la gestion qui en avait été faite dans leurs établissements respectifs.

Les cliniques privées regrettent un « manque de coopération »

Un problème, en particulier a été soulevé par Bernard Llagonne : le « manque de coopération », selon lui, entre l’hôpital et les cliniques au moment de la crise sanitaire. « Nous nous retrouvons avec des masques en stocks colossaux, des équipements individuels colossaux, des solutions hydroalcoolique, du personnel dévoué, des lits, des chambres puisque plus d’activité », a-t-il égrené.

« Bref, tout pour recevoir des patients, mais les jours ont passé et on ne nous a envoyé personne. Nous avons été choqués par le manque de collaboration entre les structures hôpital et clinique », a fini par conclure le chirurgien.

Les établissements sont-ils prêts à affronter une deuxième vague ?

Mais les sénateurs, particulièrement Roger Karoutchi (LR), étaient préoccupés par une question : au regard de la situation actuelle des établissements de santé, la France est-elle prête à affronter une deuxième vague ? « Au travers de vos expériences, avez-vous l’impression que, si une deuxième vague arrive, notre système de santé sera en position d’y faire face dans de meilleures conditions ? », a interrogé Roger Karoutchi.

Et d’ajouter : « Si ce n’est pas le cas, il est de notre responsabilité d’en avertir le gouvernement. Car aujourd’hui, la plupart des pays limitrophes penchent vers le reconfinement, quand nous faisons comme si nous étions absolument sortis de la crise et que nous rouvrons tout, tous azimut, sans réellement savoir où nous allons. »

« Nous sommes plus prêts que nous ne l’étions »

« Oui, nous sommes plus prêts que nous ne l’étions lors de la première vague », assure le professeur Alain Mercat. Sur plusieurs sujets, le professeur assure que la France est plus préparée, si une deuxième vague épidémique s’abattait sur le territoire. « Nous avons fait des progrès thérapeutiques, notamment pour la réanimation des patients les plus graves. Nous savons désormais mieux identifier les signaux précoces de gravité, notamment la détresse respiratoire aigüe. Nous avons fait des progrès en matière d’offres de soin, car ce que l’on a mis en place pour la première vague, nous l’avons désormais en réserve. Je prends l’exemple de la Mayenne, où nous disposons par exemple d’une possibilité d’activation de 15 lits supplémentaires en 24 heures, en réanimation. »

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