L'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé samedi son départ du Parti socialiste, où il militait depuis trente ans,...
Hamon quitte le PS et lance le « mouvement du 1er juillet » à Paris
L'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé samedi son départ du Parti socialiste, où il militait depuis trente ans,...
Par Stéphanie LEROUGE
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
L'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a annoncé samedi son départ du Parti socialiste, où il militait depuis trente ans, et sa volonté de participer à la refondation de la gauche avec son "mouvement du 1er juillet".
"Aujourd'hui j'ai décidé de quitter le Parti socialiste. Je quitte un parti mais je n'abdique pas l'idéal socialiste", a affirmé M. Hamon en conclusion d'un discours d'environ une heure, prononcé selon lui devant 11.000 personnes à l'occasion du lancement du mouvement, pelouse de Reuilly à Paris.
"Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses. Ma conviction est qu'aujourd'hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d'Epinay", qui avait vu la fondation du PS en 1971, a poursuivi M. Hamon, sèchement battu au premier tour de la présidentielle avec 6,3% des suffrages, puis au premier tour des législatives.
Photo prise le 1er juillet 2017 à Reuilly d'une militante avant un meeting de l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon qui lance à Paris le "mouvement du 1er juillet"
AFP
L'ancien député des Yvelines a appelé ses partisans à se retrouver à l'automne, pour ce qui sera un "moment de structuration nationale (du) mouvement", a-t-il précisé à la presse.
Pour l'ancien frondeur, le "mouvement du 1er juillet" a vocation à être l'une des "poutres" de la "maison commune de la gauche" qui pourrait réunir à l'horizon 2019 les différentes familles de la gauche, un an avant l'échéance des municipales.
Cette annonce surprise intervient quelques jours après une annonce similaire de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui a rejoint mardi le groupe des députés de la République en marche.
- Un PS "remplacé" -
Photo prise le 1er juillet 2017 à Reuilly de sympathisants avant un meeting de l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon qui lance à Paris le "mouvement du 1er juillet"
AFP
Pourquoi quitter le PS, après avoir porté ses couleurs à la présidentielle, et alors qu'une part substantielle des cadres de la droite du parti a rejoint la République en marche ? "Le mouvement pour qu'il ait de la crédibilité supposait que je mette un terme à mon appartenance au PS", a répondu M. Hamon.
"C'était la décision qu'il fallait qu'il prenne pour que la sincérité de son mouvement soit évidente, c'est-à-dire qu'on ne pense pas que ce mouvement est une énième chapelle du Parti socialiste pour préparer un congrès, mais quelque chose d'autre. Il est dans une démarche individuelle pour montrer qu'il se jette corps et âme dans ce mouvement du 1er juillet", a justifié l'ancien ministre Philippe Martin.
M. Hamon ne semble par ailleurs plus guère croire à la possibilité pour le PS de se remettre de ses défaites électorales.
Benoît Hamon (D) pose à son arrivée pour le lancement de son "mouvement du 1er juillet", une initiative dont l'ambition est de "refaire la gauche", le 1er juillet 2017 à Reuilly
AFP
"Nous avons été pour partie remplacés par la République en marche et par La France insoumise. Les Français ont commencé à abandonner le vote socialiste. Ce n'est pas un énième épisode de l'alternance de la droite et de la gauche", a-t-il estimé dans son discours.
La démarche de M. Hamon apparaît pour l'instant solitaire. "Certains continueront à travailler au PS, je le souhaite (...) Je ne demande à personne de me suivre, je pense que ça ne serait pas efficace. On n'est pas là pour organiser une fraction du PS qui créerait une boutique ailleurs", a-t-il affirmé aux journalistes.
"Manuel Valls s'en va, Benoît Hamon aussi. Moi je reste, car le Parti socialiste refondé c'est la gauche à venir", a réagi dans un tweet le premier secrétaire du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, qui a lui-même renoncé à son poste à l'issue des législatives.
Dans son discours, M. Hamon a salué les "Insoumis", mais aussi critiqué sans détour le "populisme" de Jean-Luc Mélenchon, qui pour conquérir le vote populaire prend le risque de créer des "ponts intellectuels, des passerelles démocratiques" avec l'extrême droite.
"Je n'ai pas le souvenir que les coups d'éclat de Jaurès étaient vestimentaires", a-t-il ironisé, dans une allusion au choix de M. Mélenchon et des députés LFI de se présenter sans cravate à l'Assemblée.
Mais l'ancien ministre a réservé ses critiques les plus acerbes à Emmanuel Macron et à son gouvernement, incarnation d'une "minorité sociale" qui a choisir de "gouverner pour elle-même", selon lui.
Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.
Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.
Contrairement aux députés, les sénateurs ne sont pas élus directement par les citoyens. Leur désignation repose sur un suffrage universel indirect exercé par près de 162 000 grands électeurs, majoritairement issus des conseils municipaux. Un mécanisme central de la représentation des territoires, souvent méconnu du grand public.
Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce premier épisode : le Service national universel (SNU), un programme d’engagement au service de la nation, à l’attention des jeunes, et directement inspiré du service militaire.