Les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la Justice doivent être remis au gouvernement le 19 juin.
« Sur cette base-là, on pourra voir aussi avec toutes les associations qui sont engagées, qu’est-ce qu’il faut faire de plus pour protéger nos enfants ? Qu’est-ce qui n’est pas encore assez fort ? Qu’est-ce qui n’est pas encore assez radical ? Où est-ce qu’on doit développer des unités d’écoute dans nos hôpitaux pour que ça marche encore mieux, des salles Mélanie dans nos commissariats, nos gendarmeries, où est ce qu’il manque peut-être des moyens là où là », a déclaré le chef de l’État sur TF1.
Les salles Mélanie ont pour but de faciliter le recueil de la parole de victimes ou de témoins de violences sexuelles en créant les conditions d’un environnement rassurant.
Emmanuel Macron a néanmoins une nouvelle fois répété que « de multiples lois » sur la protection de l’enfance avaient été votées depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, en plus d’une augmentation « comme jamais » du budget de la Justice.
Il a par ailleurs rendu hommage à « nos policiers, nos gendarmes, nos services enquêteurs, nos magistrats (qui) chaque jour se battent aux côtés des associations pour qu’on éradique ces violences et pour qu’on protège nos enfants ».
Des députés ont déposé une proposition de « loi intégrale » pour répondre de manière globale à la question des violences sexistes et sexuelles. Une délégation doit être reçue lundi après-midi à Matignon, pour défendre un texte dont le coût d’application est chiffré à un peu moins de 3 milliards d’euros.
Lyhanna, 11 ans, a été retrouvée morte dans le Gers le 4 juin, plusieurs jours après sa disparition. Le principal suspect, Jérôme Barella, n’avait jamais été interpellé ou convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs.
( Avec AFP)