France sumit G7 Day one
Credi t: Dominique Jacovides -Pool/SIPA/2606151332

Affaire Lyhanna : peut-être que des moyens supplémentaires seront nécessaires « là ou là », déclare Emmanuel Macron

Le président de la République a assuré ce lundi sur TF1, que des moyens supplémentaires pour la justice ou les enquêteurs, seraient déployés « là ou là », si nécessaire, pour mieux lutter contre les violences sur les enfants, appelant à agir « avec méthode », après l’émotion nationale suite à la mort de Lyhanna.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les rapports des inspections générales de la gendarmerie et de la Justice doivent être remis au gouvernement le 19 juin.

« Sur cette base-là, on pourra voir aussi avec toutes les associations qui sont engagées, qu’est-ce qu’il faut faire de plus pour protéger nos enfants ? Qu’est-ce qui n’est pas encore assez fort ? Qu’est-ce qui n’est pas encore assez radical ? Où est-ce qu’on doit développer des unités d’écoute dans nos hôpitaux pour que ça marche encore mieux, des salles Mélanie dans nos commissariats, nos gendarmeries, où est ce qu’il manque peut-être des moyens là où là », a déclaré le chef de l’État sur TF1.

Les salles Mélanie ont pour but de faciliter le recueil de la parole de victimes ou de témoins de violences sexuelles en créant les conditions d’un environnement rassurant.

Emmanuel Macron a néanmoins une nouvelle fois répété que « de multiples lois » sur la protection de l’enfance avaient été votées depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, en plus d’une augmentation « comme jamais » du budget de la Justice.

Il a par ailleurs rendu hommage à « nos policiers, nos gendarmes, nos services enquêteurs, nos magistrats (qui) chaque jour se battent aux côtés des associations pour qu’on éradique ces violences et pour qu’on protège nos enfants ».

Des députés ont déposé une proposition de « loi intégrale » pour répondre de manière globale à la question des violences sexistes et sexuelles. Une délégation doit être reçue lundi après-midi à Matignon, pour défendre un texte dont le coût d’application est chiffré à un peu moins de 3 milliards d’euros.

Lyhanna, 11 ans, a été retrouvée morte dans le Gers le 4 juin, plusieurs jours après sa disparition. Le principal suspect, Jérôme Barella, n’avait jamais été interpellé ou convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur mineurs.

( Avec AFP)

Partager cet article

Dans la même thématique

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

La sélection de la rédaction

France Missing Girl
6min

Société

Affaire Lyhanna : « Elle met sous les yeux du grand public ce que les associations, les parlementaires et les professionnels dénoncent depuis des années », déclare Laurence Rossignol

Derrière l’émotion suscitée par la disparition de Lyhanna, 11 ans, associations, experts et élus dénoncent des défaillances connues de longue date. Recueil de la parole des enfants, suivi des signalements, délais judiciaires, accompagnement des victimes : pour eux, ce drame met en lumière un système qui peine encore à faire de la protection des mineurs une priorité.

Le

FRANCE-PARIS-CULTURAL PROPERTY RESTITUTION-DRAFT LAW
4min

Parlementaire

Affaire Lyhanna : le projet de loi sur la protection des enfants ne sera pas examiné par le Sénat avant le mois d’octobre

La pression politique et associative s'accentue sur l'exécutif après le meurtre de Lyhanna. Mais du fait de l’encombrement législatif et du calendrier électoral, le projet de loi pour la protection des enfants ne sera pas examiné au Sénat avant le 8 octobre. De même, le gouvernement juge « impossible » l’inscription à l’ordre du jour de la proposition de loi dite « intégrale » d’ici la coupure estivale.

Le