L'enquête visant le député LREM Thierry Solère pour fraude fiscale et trafic d'influence a été confiée à un juge d'instruction et élargie à six...
L’enquête pour fraude fiscale visant Thierry Solère confiée à un juge d’instruction
L'enquête visant le député LREM Thierry Solère pour fraude fiscale et trafic d'influence a été confiée à un juge d'instruction et élargie à six...
Par Anne LEC'HVIEN et Céline AGNIEL
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
L'enquête visant le député LREM Thierry Solère pour fraude fiscale et trafic d'influence a été confiée à un juge d'instruction et élargie à six autres personnes, une nouvelle étape dans une procédure qui a éclaboussé par ricochet l'ex-garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas.
Une information judiciaire a été ouverte notamment pour fraude fiscale, trafic d'influence, détournement de fonds publics par dépositaire de l'autorité publique et financement illicite de dépenses électorales, a indiqué lundi la procureure de la République de Nanterre Catherine Denis dans un communiqué.
Les investigations étaient jusqu'à présent menées dans une enquête préliminaire pour fraude fiscale visant cet ex-député LR qui a rejoint LREM. Elle avait été ouverte en septembre 2016 à la suite d'une plainte de Bercy et confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.
L'ancien ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas (PS), le 17 mai 2017 à Paris
AFP/Archives
Soupçonné d'avoir transmis en 2017 à M. Solère des éléments de cette enquête alors qu'il était garde des Sceaux, l'ex-ministre socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen en juin par la Cour de justice de la République (CJR) pour "violation du secret professionnel".
En décembre, le ministère public a requis la tenue d'un procès contre M. Urvoas, sur lequel la commission d'instruction de la CJR doit désormais se prononcer.
- "Aucun délit fiscal" -
Thierry Solère a toujours clamé son innocence dans l'ensemble de ce dossier. Contacté, son avocat Pierre-Olivier Sur n'a pas souhaité faire de commentaires.
L'élu avait été placé en garde à vue en juillet 2018 mais celle-ci avait été interrompue sur avis médical. M. Solère avait perdu son immunité parlementaire quelques jours plus tôt, conformément à une demande du parquet et à son propre souhait.
Les soupçons de fraude fiscale qui pèsent sur lui avaient été révélés par le Canard Enchaîné à l'été 2017 et portent sur la période 2010-2013, alors qu'il était conseiller général des Hauts-de-Seine et travaillait en parallèle comme conseiller dans le privé.
Le parlementaire avait répliqué à l'époque avoir fait l'objet d'un "contrôle classique" et n'avoir commis "aucun délit fiscal".
Au-delà, il est aussi soupçonné de s'être servi de sa position pour "aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics", selon un article du Monde publié en 2018, citant un document du parquet.
L'embauche de l'épouse d'un ex-dirigeant d'une société cliente en tant qu'assistante parlementaire intéresse en outre les enquêteurs, ainsi que des transactions avec un promoteur immobilier.
Des "faux prêts" auraient par ailleurs été consentis par les sociétés de ce promoteur, permettant l'acquisition de "trois appartements" revendus ensuite "à ces mêmes sociétés en opérant au passage des plus-values", d'après Le Monde, ce que l'intéressé conteste formellement.
Thierry Solère le 4 juillet 2017 à l'Assemblée nationale
AFP/Archives
Les mis en cause, parmi lesquels on trouve également six personnes morales, sont soupçonnés de "tout ou partie" des infractions visées par l'instruction, a précisé la procureure de Nanterre dans son communiqué.
Les investigations confieés à la juge d'instruction concernent aussi les délits de manquement aux obligations de déclarations à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HAPTV), abus de biens sociaux, recel de violation du secret professionnel, abus de confiance et détournement de la finalité de fichiers nominatifs. Le recel de certaines de ces infractions est aussi visé.
Exclu des Républicains en octobre 2017, un temps membre des "Constructifs" (devenus Agir), M. Solère a rejoint La République en marche le mois suivant.
Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.
A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.
Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.
Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.