La maire LR d’Aix-en-Provence condamnée à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité en appel
La maire LR d'Aix-en-Provence Maryse Joissains-Masini a été condamnée mardi par la cour d'appel de Montpellier à six mois de...

La maire LR d’Aix-en-Provence condamnée à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité en appel

La maire LR d'Aix-en-Provence Maryse Joissains-Masini a été condamnée mardi par la cour d'appel de Montpellier à six mois de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La maire LR d'Aix-en-Provence Maryse Joissains-Masini a été condamnée mardi par la cour d'appel de Montpellier à six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité pour détournement et prise illégale d'intérêts.

Dans un communiqué, les avocats de l'élue, maire d'Aix et présidente de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix (CPA) depuis 2001, députée de 2002 à 2012, ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation: "Il n'y a dans ce dossier aucun délit constitué et (...) cette peine est par conséquence non justifiée ni en fait ni en droit", écrivent Mario Stasi et Sophie Obadia.

Mme Joissains, dont le mandat à la tête d'Aix-en-Provence, s'achèvera en mars 2020 fait par ailleurs savoir "que cette décision judiciaire reste sans incidence sur son choix de se représenter ou non aux prochaines élections".

La cour d'appel a considérablement allégé la peine prononcée en première instance contre Mme Joissains-Masini, qui était d'un an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité, une peine correspondant aux réquisitions de l'avocat général en appel.

La maire est ainsi privée de ses droits civils et civiques pour un an, ce qui touche sa capacité à voter et la frappe également d'inéligibilité, a précisé mardi le président de la cour.

L'élue des Bouches-du-Rhône était jugée en appel pour la promotion jugée indue de son chauffeur, Omar Achouri, et l'embauche à la CPA d'une collaboratrice, Sylvie Roche, chargée de la protection animale alors que ce domaine ne relevait pas des compétences de cette collectivité.

"Cette affaire est une illustration du comportement de nombreux élus qui sont de plus en plus dénoncés, à l'image de MM. Fillon ou Cahuzac", avait notamment lancé le 13 mars dans son réquisitoire Georges Gutierrez. Pour l'avocat général, Omar Achouri était au cœur du "clientélisme, cette politique de petits services" de Mme Joissains-Masini.

L'élue avait de son côté vanté sa gestion tout au long de l'audience, refusant de laisser son nom associé à ceux de "voyous de la République". Comme en première instance, Mme Joissains-Masini avait défendu bec et ongles son "pouvoir souverain" de nommer des "collaborateurs de cabinet", l'avocat général y voyant lui une "conception autocratique" du pouvoir.

La promotion du chauffeur, distingué par Mme Joissains-Masini alors qu'il figurait à la 43e place sur une liste dressée par l'ordre de mérite, avait été définitivement annulée par le Conseil d'Etat, qui a estimé que l'élue avait "commis une erreur manifeste d'appréciation de la valeur et de l'expérience professionnelle" de l'intéressé.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRANCE – MEETING URGENCE PALESTINE AND JEUNE GARDE
6min

Politique

Dissolution du groupe antifasciste, la Jeune Garde : que dit la loi ?

Après la mort de Quentin, un jeune militant identitaire ce week-end à Lyon, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin ont pointé la responsabilité de « l’ultragauche ». Le groupe antifa, la Jeune Garde, est particulièrement pointé du doigt. Le groupe, dissous en juin dernier, a formulé un recours contre cette décision devant le Conseil d’Etat. Quels motifs peuvent être invoqués pour une dissolution et quels sont les recours possibles ?

Le

La maire LR d’Aix-en-Provence condamnée à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité en appel
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

La maire LR d’Aix-en-Provence condamnée à six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité en appel
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le