Une large victoire prévue à Belfort et un succès plus inattendu dans le Val d'Oise: Les Républicains ont emporté dimanche les deux sièges...
Législatives partielles: doublé victorieux de LR face à LREM
Une large victoire prévue à Belfort et un succès plus inattendu dans le Val d'Oise: Les Républicains ont emporté dimanche les deux sièges...
Par Marc PRÉEL
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Une large victoire prévue à Belfort et un succès plus inattendu dans le Val d'Oise: Les Républicains ont emporté dimanche les deux sièges attribués lors des législatives partielles dimanche, une première bonne nouvelle pour Laurent Wauquiez dans son offensive contre Emmanuel Macron.
"La France du réel s'est exprimée ce soir: malgré huit mois de communication mensongère, les électeurs ont envoyé un message clair à Emmanuel Macron et au gouvernement. C'est un désaveu qui sanctionne sévèrement la politique du gouvernement", a estimé le président de LR.
"La droite est de retour": les porte-parole du parti ont repris en choeur son antienne pour saluer ce doublé.
Dans la première circonscription du territoire de Belfort, le LR Ian Boucard s'est nettement imposé avec 59,18% des voix, plus de huit points de mieux qu'en juin, face au MoDem-LREM Christophe Grudler (40,82%).
Et dans la première circonscription du Val d'Oise, Isabelle Muller-Quoy (LREM, 48,55%) a perdu la circonscription prise en juin à la droite: son rival LR Antoine Savignat l'a emporté avec 51,45%, six points de mieux qu'en juin.
"Une remontada impressionnante cette semaine pour un excellent candidat, défenseur du Val d’Oise urbain et rural", a tweeté la présidente LR d'Ile-de-France Valérie Pécresse.
Législative partielle en Territoire de Belfort
AFP
Les deux élections avaient été annulées par le Conseil constitutionnel, du fait d'un suppléant inéligible pour Mme Muller-Quoy et de faux tracts pour M. Boucard.
L'exécutif et le parti présidentiel rejetaient toute portée nationale à ces deux élections partielles. Mais une double défaite sonne comme un mauvais signal, alors que l'exécutif marque le pas dans les sondages ces derniers jours.
"Les législatives partielles sont toujours difficiles pour les majorités en place; ceux qui soutiennent la politique du gouvernement ne se sont pas mobilisés comme le montre la forte abstention", a réagi auprès de l'AFP l'entourage du Premier ministre Edouard Philippe.
"C’est un moment où il est plus facile de mobiliser contre que pour", a-t-on jugé à Matignon.
S'il a concédé une "déception" pour LREM, le vice-président LREM de l'Assemblée Hugues Renson a exprimé sur LCI un message similaire pour "ne pas surinterpréter ces résultats".
La candidate battue a considéré que "la démocratie n'a pas gagné dans cette élection" et épinglé un député LR "sans états d'âme".
Jeudi soir, le Premier ministre Edouard Philippe (ex-LR) lui-même était venu avec le patron de LREM Christophe Castaner soutenir Mme Muller-Quoy, appelant les électeurs à voter pour elle afin d'"amplifier le mouvement, pour faire en sorte de pouvoir continuer cette marche".
- "l'ancienne droite" -
"L'ancienne droite bat la nouvelle droite", a tweeté dimanche soir le chef de file de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon.
Le chef de file des députés LR, Christian Jacob, a, lui, salué auprès de l'AFP "une très belle victoire de nos deux candidats qui ont su mobiliser", et "un sévère avertissement pour Emmanuel Macron, un président qui ne sent pas la contestation monter, sur le pouvoir d'achat, la CSG ou la sécurité".
Ces partielles "confortent notre stratégie d'opposition", selon l'élu de Seine-et-Marne. "Macron en mode En Panne?", a ironisé Julien Aubert, secrétaire général adjoint de LR.
Laurent Wauquiez, président de LR, le 27 novembre 2017 à Marseille
AFP/Archives
C'est une "belle victoire pour notre famille politique, non les Républicains ne sont pas morts", a estimé Ian Boucard, 29 ans, après avoir annoncé sa victoire à Belfort.
Ce second tour est encore marqué par un taux de participation très faible: 28,91% à Belfort, contre 45,25% en juin 2017. Et à peine 19,09% dans le Val d'Oise, deux fois moins que l'an dernier.
Après des sénatoriales en septembre et un scrutin régional corse décevants pour LREM en décembre, la mauvaise série se poursuit pour le parti présidentiel dans une période peu dense en élections.
D'autres législatives partielles doivent suivre, à partir de mars: dans le Loiret, en Haute-Garonne, en Guyane, à Mayotte, dans une circonscription des Français de l'étranger (Espagne, Portugal, Monaco...)
Mais le premier gros test pour l'exécutif attendra 2019 et les européennes, avant les municipales de 2020.
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