L'image de Marine Le Pen s'est dégradée depuis sa campagne présidentielle jugée mal préparée, selon deux sondages publiés avant le congrès de...
Marine Le Pen: une image dégradée, un cap inchangé
L'image de Marine Le Pen s'est dégradée depuis sa campagne présidentielle jugée mal préparée, selon deux sondages publiés avant le congrès de...
Par Anne RENAUT
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
L'image de Marine Le Pen s'est dégradée depuis sa campagne présidentielle jugée mal préparée, selon deux sondages publiés avant le congrès de son parti ce week-end, mais qui ne la feront pas changer de "cap", assure-t-on au FN.
73% des Français voient mal la finaliste de la présidentielle de mai comme une "bonne présidente de la République", un chiffre en progression de 8 points par rapport à février 2017, selon une étude Kantar Sofres-onepoint pour LCP/Public Sénat/Le Monde/franceinfo publiée mercredi.
Les sympathisants du FN sont eux beaucoup plus nombreux (77%) à penser que leur parti peut participer à un gouvernement, mais ce chiffre baisse de 13 points, selon Kantar-Sofres.
Ces derniers sont plus d'un tiers (37%, +14 points) à adhérer seulement aux constats établis par la présidente du FN mais "pas aux solutions" qu'elle propose.
Selon un autre sondage Elabe pour BFMTV paru aussi mercredi, seuls 26% des Français la créditent des qualités nécessaires pour être présidente de la République en 2022.
"Il y a un déficit de présidentialité qui s'est creusé entre les deux tours", explique le politologue Jean-Yves Camus. "Reste à savoir maintenant si l'effet débat +raté+ et mauvaise campagne va s'estomper".
Une majorité de Français considèrent toujours Marine Le Pen comme "volontaire" (66%, -14 points). Une minorité (49%) désormais la juge "capable de prendre des décisions", en chute de 20 points, selon Kantar.
- Marion 'en réserve' -
"Elle garde une image volontariste mais qui ne suffit pas pour devenir présidente", selon M. Camus, pour qui la dirigeante du FN a manqué de "calme, de hauteur et de connaissance des dossiers" au débat qu'elle-même a admis raté face à Emmanuel Macron en mai.
Marion Maréchal-Le Pen lors de la conférence CPAC près de Washington le 22 février 2018
AFP
Reste que 86% des sympathisants FN souhaitent que Marine Le Pen soit candidate en 2022.
De toute façon, "si Marine, pour une raison qui est à ce jour totalement inconnue, décidait de ne pas continuer, nous avons en réserve Marion (Maréchal-Le Pen) et d'autres militants", veut croire le député du Gard Gilbert Collard, joint par l'AFP. L'ex-députée de 28 ans vient de faire un retour remarqué devant les ultra-conservateurs américains.
Auprès des sympathisants, la nièce apparaît plus "sympathique" que sa tante (89% contre 81%) mais moins capable de réformer le pays (79% contre 90%) ou de gagner en 2022 (65% contre 75%), selon Elabe.
Malgré ces chiffres, Nicolas Bay, vice-président du FN, assure sur franceinfo qu'un sondage "moins bon que les précédents ne va pas nous faire dévier dans notre cap" de mieux s'implanter et s'allier, dénonçant une nouvelle "entreprise de démolition" de Marine Le Pen.
Il ne faut pas enterrer trop vite le FN car la Ligue italienne, alliée du FN, "donnée il y a encore 3 ou 4 ans comme moribonde" est arrivée en tête des législatives, ajoute-t-il.
- 'Je t'aime, moi non plus' -
Alors que Marine Le Pen entend forger de nouvelles alliances, elle perd 12 points dans l'appréciation de sa capacité à "rassembler au-delà de son camp", à laquelle croient 30% des Français.
Les sympathisants du FN sont pourtant clairement (à 71%) favorables à "un accord électoral national" avec les Républicains pour les européennes de 2019.
A l'inverse, les sympathisants LR le refusent à 70%, même si les propositions de leur parti ressemblent parfois à s'y méprendre à celles du FN.
"C'est le +je t'aime, moi non plus+ qui continue", estime M. Camus. Mme Le Pen avait tendu en vain la main au président de LR Laurent Wauquiez à l'automne avant de pointer sa "duplicité".
En dépit de ses efforts pour débarrasser le parti d'une image raciste et antisémite, Marine Le Pen représente encore pour 51% des Français "une extrême droite nationaliste et xénophobe"; pour 94% des sympathisants, elle incarne "une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles".
Marine Le Pen est toutefois confortée sur la sortie de l'euro, qui n'est plus sa priorité: 52% des sympathisants estiment qu'il faut "revenir au franc", mais cette opinion a perdu 12 points.
Même si moins du quart (24%) des Français se disent d'accord avec les idées du FN (-9), certaines de ses idées restent populaires: 70% (-2) pensent que les jihadistes binationaux devraient être déchus de leur nationalité française, et 50% (-1) qu'"il y a trop d'immigrés en France".
Au final, 22% des Français (-7) envisagent de voter FN à l'avenir. C'est le "socle du premier tour", se félicite Mme Le Pen, qui ne voit "que des marges de progression".
Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.
Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.
Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.
Une opération de désinformation en ligne visant à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein a été détectée par la France. Elle est attribuée à un réseau russe déjà responsable de plusieurs dizaines d’attaques informationnelles.