Mélanie Vogel sera la seule candidate à la tête du groupe écologiste du Sénat, si elle est réélue sénatrice. L’actuel président du groupe depuis six ans, le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard, a annoncé ne pas se présenter pour un nouveau mandat, alors que la Chambre haute se renouvelle de moitié en septembre prochain.
La sénatrice des Français établis hors de France, arrivée au Palais du Luxembourg en 2021, a été l’une des artisanes de l’inscription de l’IVG dans la Constitution, en 2024. Elle s’est beaucoup impliquée dans la lutte contre les discriminations, en particulier de genre.
« Si je suis élue, mon objectif est de maintenir un groupe qui fonctionne bien et qui soit paré pour défendre l’écologie dans une séquence où on en a plus que jamais besoin », affirme Mélanie Vogel auprès de Public Sénat. « C’est au Sénat que se préparent les reculs environnementaux et que se construisent les alliances pour détricoter nos libertés publiques, l’état de droit, le droit de l’environnement. Cela va être un des chantiers majeurs pour le pays », dénonce-t-elle. Autre sujet d’attention de la sénatrice : la potentielle constitution d’un groupe d’extrême-droite au Sénat, suite au renouvellement en septembre. « C’est la conséquence d’une normalisation de l’extrême-droite en France, et mener la bataille culturelle contre elle fait partie des priorités des écologistes », défend-elle.
« Mélanie Vogel a été vice-présidente du groupe pendant tout le mandat, sa candidature fait consensus, c’est la candidate naturelle », affirme Thomas Dossus, membre du groupe et élu du Rhône. « On est un groupe uni et intelligent », se réjouit un autre sénateur écologiste au sujet de cette candidature. Ainsi, sauf surprise de dernière minute, elle devrait prendre la tête du groupe sans adversaire.
Modification à 18h16 : ajout des propos de Mélanie Vogel