Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille ou encore Nice: plusieurs grandes villes de France s'annoncent comme les principaux points chauds des municipales 2020.
- PARIS SUSCITE TOUTES LES CONVOITISES -
Depuis 2001, et l'élection de Bertrand Delanoë, suivie de celle d'Anne Hidalgo en 2014, la gauche règne à l'Hôtel de Ville, mais la droite et En Marche veulent profiter des nombreux couacs du mandat (Autolib, Vélib, dette...).
Les candidatures se multiplient chez les marcheurs : après Hugues Renson, Julien Bargeton, Anne Lebreton et Cédric Villani, Mounir Mahjoubi a annoncé être candidat à l'investiture, avant la déclaration attendue de Benjamin Griveaux. A droite, après Jean-Pierre Lecoq, Rachida Dati s'est dite intéressée.
Gaspard Gantzer en meeting à Paris le 12 mars 2019
AFP/Archives
A gauche, Nicolas Bonnet-Oulaldj sera le candidat communiste et les écologistes doivent départager Julien Bayou et David Belliard. Les candidatures hors partis ont également le vent en poupe, avec celles de Pierre-Yves Bournazel, élu du centre droit dans le XVIIIe, et de l'ex-conseiller en communication de François Hollande, Gaspard Gantzer.
- TRANSITION A BORDEAUX -
Après un quasi quart de siècle de domination d'Alain Juppé, parti pour le Conseil constitutionnel, la bataille pour la mairie regagne en suspense. Le dauphin désigné, Nicolas Florian (LR), remettra son titre en jeu sur son seul nom, avec aujourd'hui une inconnue : la concurrence possible d'un candidat La République en Marche.
Nicolas Florian, le 1er mars 2019 à Bordeaux
POOL/AFP
Dès son élection par le conseil municipal le 7 mars, ce proche de Valérie Pécresse a refusé l'idée d'être un "maire d'intérim" et assuré qu'il se représenterait en 2020, comptant rassembler gaullistes, centristes et "ceux qui n'ont pas de carte politique".
Au-delà des enjeux nationaux, Nicolas Florian devra assumer le bilan en demi-teinte de son mentor : une ville métamorphosée et attractive, mais des transports sclérosés, une urbanisation galopante et des prix immobiliers qui flambent, combinaison qui a contribué à faire de la capitale girondine un bastion des "gilets jaunes".
- LILLE : QUATRIEME CAMPAGNE POUR AUBRY ? -
A Lille, (petit) suspense encore… Martine Aubry, 69 ans au moment des municipales, va-t-elle se lancer à la conquête d'un quatrième et ultime mandat ? La plupart des responsables nordistes sont persuadés qu'elle ira, quitte à passer la main en cours de mandat.
Martine Aubry, le 13 février 2019 à Paris
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L'ex-ministre de Lionel Jospin avait pourtant assuré en 2014 que c'était sa dernière bataille. Elle met désormais en avant la nécessité "d'aider la gauche" et de faire "rempart" à Emmanuel Macron. "Si elle n'y va pas, c'est simple, Lille est perdue pour le PS", juge un baron socialiste. A priori, pas de véritable danger à droite.
Mais La France insoumise, qui a raflé en 2017 au PS ses deux sièges lillois, devrait aligner l'un des deux députés de la ville, probablement Ugo Bernalicis. A LREM, la bataille pour l'investiture fait rage entre la députée Valérie Petit et Violette Spillebout, ex-directrice de cabinet de… Martine Aubry.
- DUEL FRATRICIDE A LYON ? -
A Lyon, un duel fratricide se profile entre le sortant Gérard Collomb et son ancien poulain David Kimelfeld. En octobre, Collomb a récupéré son fauteuil de maire de la ville, mais Kimelfeld garde celui de président de la métropole, auquel l'ancien ministre de l'Intérieur a finalement renoncé.
David Kimelfeld, le 17 octobre 2018 à la mairie de Lyon
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Plus jeune (57 ans contre 71), moins connu mais plus enclin au dialogue, David Kimelfeld, ancien socialiste passé lui aussi chez LREM, affiche ses ambitions. Reste que la majorité que chacun espère rassembler, du centre droit à la gauche en passant par les Verts, est la même et un duel éventuel pourrait conduire LREM à perdre son joyau lyonnais.
- MARSEILLE POUR L'APRES-GAUDIN -
A Marseille, 2020 sonnera la fin du règne de Jean-Claude Gaudin, 79 ans et maire (LR) depuis 23 ans, dont le dernier mandat s'achève dans un climat plombé par la catastrophe de la rue d'Aubagne, où huit personnes sont mortes en novembre sous des immeubles effondrés. Difficile dans ce contexte de se réclamer de son bilan, et même ses proches comme le sénateur Bruno Gilles, le seul à avoir officialisé sa candidature à droite, tentent de se démarquer.
Jean-Claude Gaudin le 19 janvier 2019 à Marseille
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Début mars, un sondage, commandé par ses soins, le plaçait en tête face au sénateur RN Stéphane Ravier ou à la socialiste Samia Ghali. Mais à droite, d'autres n'ont pas exclu de se présenter, comme Martine Vassal, présidente de la métropole et du conseil départemental, ou Renaud Muselier, à la tête de la Région. Au centre et à gauche, des noms circulent, jusqu'à ceux de Jean-Luc Mélenchon ou de Christophe Castaner, même si ce dernier a démenti qu'il se lancerait dans la course et que le chef de file des Insoumis a refusé de se prononcer clairement.
- NICE, DUEL A DROITE ? -
Christian Estrosi le 16 novembre 2018 à Nice
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A Nice, le maire LR Christian Estrosi, probable candidat à un troisième mandat, pourrait souffrir de l'antagonisme avec son ancien lieutenant, le député LR Eric Ciotti qui n'a pas déclaré sa candidature mais ne ménage plus ses coups.
Depuis 2017, la guerre est déclarée entre ces deux sarkozystes et pourrait déboucher sur un duel arbitré par le RN. Accusé d'avoir trop endetté la ville et trahi sa famille politique en soutenant Emmanuel Macron, M. Estrosi met les bouchées doubles, avec les services de l'Etat, pour boucler à temps le chantier de la 2e ligne de tramway et attirer à Nice un maximum d'événements et d'infrastructures.
Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.
Après trois opérations de désinformation en quelques jours ciblant des candidats déclarés ou pressentis à l’élection présidentielle, Sébastien Lecornu a rappelé que la lutte contre les ingérences était une priorité. La gauche appelle le gouvernement à en faire plus et à sanctionner les réseaux sociaux participant à la diffusion.
Les sénateurs ont rendu public, ce mercredi, leurs propositions pour harmoniser les tarifs et conditions d’achats des billets sur le réseau de trains, alors que les opérateurs sont toujours plus nombreux avec l’ouverture à la concurrence. Des propositions que les rapporteurs ont bon espoir de voir reprises par les députés dans le projet de loi-cadre.
Quelques jours après la maîtrise du feu qui a brûlé plus de 40 000 hectares de forêt en Gironde, le Premier ministre se rendra dans le département, le 17 août.