Passe sanitaire territorialisé : « Une solution un peu simpliste », pour Marc Fesneau
A la veille de l’examen au Sénat du projet de loi prolongeant le passe sanitaire, le ministre en charge des relations avec le Parlement s’est montré défavorable aux modifications de la commission des lois de la Haute assemblée qui a limité au 28 février la possibilité de sa prolongation, contre le 31 juillet prévu par le gouvernement. La majorité sénatoriale prévoit aussi d’instaurer le passe uniquement dans les départements où moins de 75 % de la population est vaccinée.

Passe sanitaire territorialisé : « Une solution un peu simpliste », pour Marc Fesneau

A la veille de l’examen au Sénat du projet de loi prolongeant le passe sanitaire, le ministre en charge des relations avec le Parlement s’est montré défavorable aux modifications de la commission des lois de la Haute assemblée qui a limité au 28 février la possibilité de sa prolongation, contre le 31 juillet prévu par le gouvernement. La majorité sénatoriale prévoit aussi d’instaurer le passe uniquement dans les départements où moins de 75 % de la population est vaccinée.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« La démocratie, c’est la loi aussi de majorité. Ça n’empêche pas qu’on puisse débattre et écouter le Sénat ». A l’issue des questions d’actualité au gouvernement, Marc Fesneau, ministre des relations avec le Parlement, a poliment émis une fin de non-recevoir aux apports du Sénat sur le projet de loi « vigilance sanitaire », en examen jeudi en séance publique.

>> Lire notre article: Passe sanitaire : les sénateurs le limitent aux départements les moins vaccinés

En commission des lois., les sénateurs ont limité au 28 février la possibilité de sa prolongation, contre le 31 juillet prévu par le gouvernement. « On a un certain nombre d’éléments sanitaires qui nécessitent que les outils soient présents. Ça ne va pas dire pour autant qu’on les active […] La position du gouvernement est celle de maintenir ces outils jusqu’au 31 juillet », a rappelé Marc Fesneau.

Le rapporteur LR du texte, Philippe Bas prévoit aussi de n'instaurer le passe que dans les départements où moins de 75 % de la population est vaccinée. Les sénateurs ont aussi allégé les sanctions pour faux passe sanitaire. « Vous pourriez chez vous ne pas avoir le passe sanitaire et dès que vous passez la frontière (d’un département) pour aller au cinéma par exemple, vous devriez avoir un passe sanitaire […] La territorialisation peut être utile parfois sur un certain type d’établissement mais en faire l’Alpha et l’Omega, c’est parfois un peu simpliste », a-t-il balayé.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Passe sanitaire territorialisé : « Une solution un peu simpliste », pour Marc Fesneau
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le

lisnard ok
13min

Politique

« Personne ne le connaît, mais tout le monde en parle » : David Lisnard, réel « engouement » ou « bulle algorithmique » ?

C’est le « caillou dans la chaussure » de Bruno Retailleau. David Lisnard, candidat très libéral et conservateur, vient bousculer la campagne du président des LR, qui peine à décoller. Grâce à une stratégie savamment orchestrée sur les réseaux sociaux, qui a fait connaître la « marque » Lisnard et lui a ouvert la porte des sondages, le maire de Cannes espère jouer sa carte. Reste à savoir jusqu’où.

Le

Passe sanitaire territorialisé : « Une solution un peu simpliste », pour Marc Fesneau
5min

Politique

« Dérive autoritaire » : la gauche sénatoriale vent debout après l’adoption d’un amendement sur le blocage de certains contenus sur les réseaux sociaux 

En séance, le gouvernement a fait adopter un amendement permettant à l’autorité administrative de bloquer des contenus issus des réseaux sociaux lorsque des appels à la violence et au pillage y sont diffusés. Un amendement qui a provoqué la colère de la gauche sénatoriale dénonçant une dérive autoritaire.

Le