Primaire du PS: Valls et Peillon clôturent les candidatures
Après Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, Manuel Valls et Vincent Peillon déposent à leur tour leurs parrainages jeudi, au dernier jour du dépôt...

Primaire du PS: Valls et Peillon clôturent les candidatures

Après Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, Manuel Valls et Vincent Peillon déposent à leur tour leurs parrainages jeudi, au dernier jour du dépôt...
Public Sénat

Par Stéphanie LEROUGE et Lucile MALANDAIN

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4 min

Publié le

Après Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, Manuel Valls et Vincent Peillon déposent à leur tour leurs parrainages jeudi, au dernier jour du dépôt des candidatures pour la primaire organisée par le PS, une élection expresse bouclée en six semaines.

Au final, ils pourraient être huit, dont une seule femme, sur la ligne de départ de cette compétition programmée les 22 et 29 janvier.

Le directeur de campagne de Valls, Didier Guillaume, déposera à 11H30 au siège du Parti socialiste les sésames de l'ancien Premier ministre. Ce dernier, qui a annoncé sa candidature quatre jours après le forfait de François Hollande, revendique le soutien de plus d'une centaine de parlementaires.

L'éclatement de la gauche française
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AFP

Peillon, entré en lice dimanche, se targue lui de l'appui d'une trentaine de parlementaires. Ses parrainages seront déposés dans "dans l'après-midi", les candidats ayant jusqu'à 18H00 dernier carat pour le faire.

Montebourg et Hamon, en lice depuis fin août, ont déjà déposé formellement leurs candidatures. Issue comme eux de la gauche du PS, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a finalement renoncé, pour ne pas contribuer "à l'émiettement des voix".

Cinquième prétendant socialiste, Gérard Filoche a affirmé mercredi qu'il avait finalement bien réussi à réunir ses parrainages.

L'ancien Premier ministre Manuel Valls lors de l'inauguration de ses locaux de campagne à Paris le 14 décembre 2016
L'ancien Premier ministre Manuel Valls lors de l'inauguration de ses locaux de campagne à Paris le 14 décembre 2016
POOL/AFP

Pour concourir, chaque candidat encarté au PS doit avoir le soutien de "5% des membres titulaires du Conseil national (15)" ou de "5% des parlementaires socialistes (19)" ou de "5% des conseillers régionaux et départementaux socialistes représentant au moins 4 régions et 10 départements (66)" ou encore de"5% des maires socialistes de villes de plus de 10.000 habitants représentant au moins 4 régions et 10 départements (10)".

Les candidats issus des partis associés au PS au sein de la Belle Alliance populaire (BAP), comme Jean-Luc Bennahmias (UDE) ou François de Rugy (Parti écologiste), sont dispensés de ces soutiens.

- 'Bal des anciens ministres' -

Sylvia Pinel devrait être la seule femme à participer à la primaire. Le PRG, bien que ne faisant plus partie de la BAP, s'est finalement ravisé mercredi en revenant sur sa récente décision de présenter une candidature autonome à la présidentielle. Mme Pinel déposera sa candidature à 9H30 jeudi.

Contrairement à celles d'autres partis extérieurs à la BAP, comme le Mouvement républicain et citoyen, Nouvelle Donne et le Mouvement des progressistes qui devraient rester à la porte, la candidature de l'ancienne ministre a été applaudie par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

"Cette primaire, c'est quand même le vieux monde, c'est le bal des anciens ministres", a ironisé mercredi le candidat écologiste Yannick Jadot, pourtant l'un des premiers à avoir réclamé en début d'année une primaire incluant toute la gauche.

Les candidatures seront examinées par la Haute autorité des primaires citoyennes, instance indépendante qui vérifie soit qu'un parti partenaire a bien investi le candidat, soit, si le postulant est socialiste, qu'il a bien ses parrainages et qu'il est à jour de ses cotisations d'adhérent et d'élu.

Plusieurs polémiques sont nées ces dernières 48 heures autour de cette condition, visant Peillon et Montebourg.

Le premier a été épinglé par Le Canard Enchaîné pour avoir omis de verser quelque 20.000 euros de cotisations d'adhérent et d'élu. Son entourage a annoncé mercredi qu'il était désormais à jour, tout en contestant la somme.

La presse a affirmé que le second devait 80.000 euros d'arriérés de cotisations. Accusation que son équipe a "contestée formellement", dénonçant des "malveillances vallsistes".

Les candidatures validées seront annoncées officiellement samedi à la mi-journée, avant la publication, mardi, des professions de foi sur le site internet des primaires, vrai début d'une campagne expéditive et qui plus est amputée par les fêtes de fin d'année. Les organisateurs pensent faire moins bien, en terme de participation, que la primaire de 2011 (2,6 millions au premier tour).

Partis les derniers, Valls et Peillon devront mettre les bouchées doubles après des débuts de campagne moins concluants qu'ils ne l'espéraient. Les deux hommes présenteront leur programme début janvier, à peine quelques jours avant d'affronter leurs concurrents devant les caméras le 12 janvier, au premier des trois débats télévisés prévus avant le premier tour. Les autres sont programmés les 15 et 19. Un autre opposera les deux finalistes, le 25.

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