Rejet d’une commission d’enquête sur la pédophilie : « Cette proposition nous conduisait tout droit dans une impasse » estime Philippe Bas
Au micro de « Sénat 360 », Philippe Bas, président de la commission des lois, sénateur (LR) de la Manche, justifie le choix de la commission des lois du Sénat de refuser la demande de création d’une commission d’enquête, concernant la pédophilie dans l’Église.

Rejet d’une commission d’enquête sur la pédophilie : « Cette proposition nous conduisait tout droit dans une impasse » estime Philippe Bas

Au micro de « Sénat 360 », Philippe Bas, président de la commission des lois, sénateur (LR) de la Manche, justifie le choix de la commission des lois du Sénat de refuser la demande de création d’une commission d’enquête, concernant la pédophilie dans l’Église.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mardi matin, la commission des lois du Sénat a rejeté la demande d’une création de commission d’enquête concernant la pédophilie dans l’Église.

Interrogé sur ce refus, interprété par certains comme une volonté de protéger l’Église, Philippe Bas, président de la commission des lois et sénateur (LR) de la Manche, répond vivement : « Cette proposition, telle qu’elle était préparée nous conduisait tout droit dans une impasse (…) De toute façon, elle ne pouvait aboutir, à partir du moment où c’était des faits poursuivis par la justice. »

À la place de cette commission d’enquête, la commission des lois du Sénat a voté pour la création d’une mission commune d’information : « Nous avons (…) décidé de demander à la conférence des présidents de créer une commission commune avec des sénateurs experts de la commission des affaires sociales, de la commission de l’éducation et de la commission des lois, pour mettre en place un examen approfondi de la situation dans l’accueil des enfants dans toutes les structures françaises » explique le sénateur (LR).

« Ce que nous proposons, ça n’est pas moins important, ça n’est pas moins approfondi (…) et ça nous permet de mettre à jour tout ce qui ne va pas et de faire émerger des propositions » se justifie-t-il. « Nous avons trouvé la solution qui permet d’éviter d’enterrer purement et simplement, les investigations que le Sénat veut poursuivre pour assurer la sécurité de nos enfants par rapport à la pédocriminalité. »  

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Rejet d’une commission d’enquête sur la pédophilie : « Cette proposition nous conduisait tout droit dans une impasse » estime Philippe Bas
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le