Rentrée lycéenne : « C’est la rentrée de tous les défis »
A une semaine de la rentrée, les présidents de régions, qui ont la compétence des lycées, ont réagi aux annonces de Jean-Michel Blanquer en matière de protocole sanitaire.

Rentrée lycéenne : « C’est la rentrée de tous les défis »

A une semaine de la rentrée, les présidents de régions, qui ont la compétence des lycées, ont réagi aux annonces de Jean-Michel Blanquer en matière de protocole sanitaire.
Public Sénat

Par Fabien Recker

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« C’est la rentrée de tous les défis » résume François Bonneau, président de la région Centre-Val-de-Loire. « Celle du retour complet dans les lycées, celle qu’il faut que nous réussissions ».

Dans une semaine, 2,2 millions de lycéens feront leur retour en classe dans un contexte sanitaire toujours marqué par la circulation du variant delta.

Capteurs de CO2

Comme annoncé dimanche dans les colonnes du JDD, c’est le niveau 2 (sur quatre) du protocole sanitaire, diffusé en juillet et validé par les associations d’élus, qui s’appliquera à partir du 2 septembre. Comprendre : le retour à plein temps de tous les élèves, dans le respect des gestes barrières, et l’isolement des élèves non-vaccinés en cas de contamination dans la classe.

Un des points du protocole concerne l’aération des salles de classe. « Malgré des textes assez généraux, nous avons donné des instructions de vigilance pour la ventilation » assure Carole Delga, Présidente de Région de France et de la région Occitanie. « Des capteurs de CO2 (permettant de mesurer le niveau de saturation en CO2 et donc le besoin en aération dans une salle, ndlr) seront prioritairement utilisés dans les espaces de restauration scolaire » détaille l’élue, même si l’objectif est de fournir « un capteur mobile par lycée ».

Réponses « sonnantes et trébuchantes »

La mesure aura un coût, « une cinquantaine d’euros par capteur », indiquait Jean-Michel Blanquer le matin même lors de sa conférence de presse de rentrée. « C’est plutôt 200 euros » a tenu à corriger Carole Delga.

Au sujet des capteurs, comme pour les autres efforts consentis face au risque sanitaire dans les lycées (par exemple, les effectifs supplémentaires pour assurer les désinfections), les régions attendent « des réponses sonnantes et trébuchantes » prévient la présidente de région.

« Les régions ont fait beaucoup d’efforts sur les équipements sanitaires, mais aussi sur la question économique, et sont les seules collectivités qui ont vu baisser leur niveau de dotation » rappelle-t-elle.

Vacciner les lycéens

D’autant que les régions seront mobilisées pour organiser la vaccination des lycéens aux côtés de l’Etat. Soit en mettant sur pied des centres de vaccination éphémères dans les établissements, soit en transportant les élèves vers des centres existant. « L’Etat prendra-t-il ces transports à sa charge ou devrons-nous mobiliser les transports scolaires ? Nous attendons de clarifier qui fait quoi pour calibrer nos demandes » en matière de compensation, détaille Carole Delga.

L’élue juge en tout cas « rassurant » que 57 % des 12-17 ans aient reçu une première dose. « De nombreux présidents de région ont écrit aux parents en août pour les encourager à vacciner leurs enfants » précise François Bonneau, qui vise « 100 % de lycéens vaccinés ».

Contact-tracing dans les écoles primaires

Du côté des associations de maires, on n’est pas concerné par la vaccination en milieu scolaire. Les communes ayant la compétence des écoles primaires, dont les petits élèves ne sont pas éligibles au vaccin. « Les écoles primaires seront les seuls endroits avec une majorité de personnes non-vaccinées » pointe Jean-Michel Morer, maire de Trilport en Seine-et-Marne, et référent de l’Association des petites villes de France (AVPF).

« Nous avons appelé le ministre à massifier les campagnes de test et de dépistage » indique l’élu, qui insiste lui aussi sur la ventilation des salles de classe. S’agissant de l’équipement des écoles en capteurs de CO2, « certaines communes pourront le faire, d’autre pas. C’est une question de moyens, d’autant que nous sommes en fin de budget 2021. Nous attendons une participation financière de l’Etat ».

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