« Sens commun fait partie de la majorité » de François Fillon, affirme Retailleau
Bruno Retailleau était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Le coordinateur de la campagne de François Fillon a justifié la position de son candidat sur l’éventuelle participation de Sens commun au gouvernement qu’il nommera, s’il vient à être élu. Il a également vertement critiqué Emmanuel Macron.

« Sens commun fait partie de la majorité » de François Fillon, affirme Retailleau

Bruno Retailleau était ce matin l’invité de Territoires d’Infos, sur Public Sénat et Sud Radio. Le coordinateur de la campagne de François Fillon a justifié la position de son candidat sur l’éventuelle participation de Sens commun au gouvernement qu’il nommera, s’il vient à être élu. Il a également vertement critiqué Emmanuel Macron.
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Par Alice Bardo

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« Sens commun fait partie de sa majorité, justifie Bruno Retailleau. J’ai des personnalités de Sens commun dans ma majorité régionale et cela se passe très bien ! » Le coordinateur de campagne de François Fillon est revenu sur les propos tenus par son candidat, le 15 avril dernier, dans l'émission de radio Forum Radio J :  « Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels j’ai beaucoup de respect » avait dit le candidat au sujet de cette émanation de la Manif pour tous, avant de répondre « pourquoi pas » à la question de sa participation à son gouvernement en cas d’élection. Bruno Retailleau profite également du sujet pour égratigner Emmanuel Macron qui, « dans la lignée de Taubira », fait des « excommunications ».

« Macron c’est le flou et c’est en cela qu’il est le digne héritier de François Hollande », considère t-il. Il revient d’ailleurs sur le soutien à peine voilé que le président de la République a apporté au leader d’ « En Marche ! » la semaine dernière : « Hollande est sorti du bois pour flinguer Mélenchon et Hamon car il a constaté que son fils héritier était en retrait, que sa dynamique s’était brutalement interrompue. »

Bien que « les sondages ne (soient) pas des suffrages », Emmanuel Macron n’est toutefois pas autant à la peine que veut le faire croire Bruno Retailleau, puisqu’il reste au coude-à-coude avec Marine le Pen en tête des intentions de vote. François Fillon, lui, serait en troisième position, devançant de peu Jean-Luc Mélenchon.  

« Le parisianisme c’est M. Macron »

Sans compter qu’ils sont quelques-uns du centre et de la droite à avoir délaissé le candidat LR pour rejoindre Emmanuel Macron. François Bayrou, Renaud Dutreil, Jean-Baptiste Lemoyne ou encore Dominique de Villepin comptent parmi les soutiens du candidat d’ « En Marche!». « De Villepin se retrouvera avec Berger, Cohn Bendit …  Le tout Paris ! Le parisianisme c’est M. Macron. C’est une sorte de méli-mélo qui n’a pas de sens », critique le coordinateur de campagne de François Fillon.

Retailleau : "Le parisianisme c'est M. Macron"
00:33

Il assure que cette semaine est celle « du grand rassemblement de la famille politique » et affirme que « d’une façon ou d’une autre, Nicolas Sarkozy renouvèlera son soutien à François Fillon ».

Bruno Retailleau voit son candidat au second tour et l’imagine même au pouvoir avec, pourquoi pas, François Baroin comme chef du gouvernement. « Il ferait un très bon Premier ministre », confie le président du groupe Les Républicains au Sénat.

 « L’extrême-droite met des boucs émissaires en face des problèmes, nous des solutions »

Retailleau :"Face aux problèmes, l'extrême-droite met en place des boucs-émissaires, nous des solutions"
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Pour finir, c’est sur l’un des terrains favoris de la candidate du Front national que le coordinateur de campagne de François Fillon s’est arrêté un instant : l’immigration. « On a le devoir de combattre les migrations illégales et de réguler les migrations légales, estime t-il. Il faut harmoniser le droit d’asile pour qu’il ne devienne pas une machine à fabriquer des clandestins. » Il tient toutefois à marquer la différence avec le Front national. « L’extrême-droite met des boucs émissaires en face d’un problème, nous on met de solutions », exprime t-il après avoir vanté la « politique de fermeté de son candidat », « le seul à proposer des quotas ».

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