Dans un sondage Ifop commandé par LCI et publié hier, un second tour Le Pen – Mélenchon semble assuré. A droite et au centre, Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau stagnent et cela relance l’idée d’une primaire. Quant à Raphaël Glucksmann, le candidat PS-Place Publique est en forte baisse.
Mélenchon remonte devant Philippe pour atteindre un second tour assuré face à Le Pen
Dans tous les cas de figure testés par l’institut, le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui oscille entre 17,5 et 18 % des intentions de vote, crée désormais un écart d’au moins deux points avec son poursuivant le plus proche, Édouard Philippe, pour l’accès au second tour. L’ancien Premier ministre est désormais crédité de 15 % des voix dans l’hypothèse sans Attal et Lisnard ou sans Attal et Retailleau.
Loin devant, la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen caracole toujours en tête des sondages avec 35 à 37 % des voix.
La droite et le bloc central ne remontent pas : le retour de l’idée d’une primaire ?
La multiplicité des candidats à droite et au centre semble compliquer la percée d’un candidat. Si Édouard Philippe reste en tête, il est crédité à 9,5 % des voix, en baisse, lorsqu’il est testé avec Attal, Retailleau et Lisnard.
Le maire de Cannes David Lisnard, en dynamique dans les sondages ces dernières semaines, dépasse désormais le candidat LR Bruno Retailleau par 2,5 à 3 points selon les cas de figure. Testé sans Attal et Retailleau, il est crédité de 9 % des suffrages. « Une percée », selon le directeur de l’Ifop Frédéric Dabi, après sa campagne sur les réseaux sociaux.
Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau a alors estimé mardi qu’une primaire serait nécessaire « sans doute en début d’année » pour départager les candidats déjà en lice de la droite et du centre, assurant qu’Édouard Philippe serait « contraint à un moment ou un autre de l’accepter ». Il se rallie alors à l’appel lancé par David Lisnard et Gabriel Attal la semaine dernière : « J’imaginais que les sondages pouvaient nous départager. C’est pas parti pour ça », a ajouté le sénateur vendéen, soulignant que dans le sondage Ifop « on est tous en dessous de 10 % », de sorte qu’aucun des quatre candidats en lice ne parvient à se faufiler au second tour.
Raphaël Glucksmann en forte baisse par rapport au dernier sondage de l’Ifop
Raphaël Glucksmann perd presque 3 % des intentions de vote par rapport au sondage précédent. Le candidat social-démocrate navigue actuellement entre 10 et 13 % alors qu’à la précédente vague Ifop, mi-octobre, il oscillait entre 12 et 16 % des intentions de vote.
A gauche, Marine Tondelier et Fabien Roussel sont testés entre 3 et 3,5 % pour l’écologiste, entre 1,5 et 2 % pour le communiste.
Enquête réalisée du 27 au 29 octobre auprès d’un échantillon de 1650 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 1,1 et 2,5 points.