Paris, France: High school and university students protest
Paris, France : Des lycéens et des étudiants manifestent à Paris, mardi 6 octobre 2026, lors d’une mobilisation partie de la place de la République en direction de la place de la Nation. Les manifestants dénoncent notamment le manque de moyens accordés à l’éducation, les conditions d’enseignement et d’étude, et protestent contre les violences policières. Le cortège rassemble plusieurs centaines de jeunes et est encadré par les forces de l’ordre. Paris, France, 6 octobre 2026. Paris, France: High school and university students protest in Paris, France, on Tuesday, October 6, 2026, during a demonstration that started at Place de la République and headed towards Place de la Nation. The protesters are denouncing, among other issues, a lack of resources for education, studying and teaching conditions, and police violence. Several hundred young people take part in the demonstration, which is monitored by law enforcement officers. Paris, France, October 6, 2026.//BENLEULMIELIASNEIL_BEN06102026-0445/Credit:Elias Neil Benleulmi/SIPA/2610061616

Sondage : une jeunesse mobilisée, dont 76 % se disent inquiets pour la situation de la France

Quatre jeunes sur cinq estiment que « les responsables politiques préparent mal leur avenir ». Selon une enquête de l’Institut Ipsos BVA, menée auprès de 3000 jeunes âgés de 18 à 29 ans, seulement ¼ des sondés jugent que les responsables politiques « comprennent leurs difficultés quotidiennes ». Cette enquête commandée par l’université Aix Marseille a été réalisée en ligne et sur les réseaux sociaux entre le 23 juillet et le 5 août 2026.
Flora Sauvage

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C’est une enquête qui fait écho à la mobilisation des lycéens. Elle révèle un réel scepticisme à l’égard des politiques quant à leur capacité à agir pour les jeunes. Seulement un quart des 18-29 ans jugent que les responsables politiques « comprennent leurs difficultés quotidiennes ». Par ailleurs, 64% des sondés « ne font pas confiance aux candidats à la présidentielle pour prendre en compte leurs préoccupations » et 78% d’entre eux estiment qu’ils « ont moins écoutés par les responsables politiques que les autres générations.

Défiance envers les politiques

Une défiance vis-à-vis des futurs candidats à l’élection présidentielle, en dépit d’un réel intérêt pour l’élection de 2027 puisque les trois quarts des personnes interrogées se disent intéressées par le prochain scrutin et que huit jeunes sur dix envisagent d’aller voter le 18 avril et le 2 mai prochain. Pourtant, près d’1/3 des jeunes estiment que leur vote ne changera rien face à un processus jugé peu efficace et représentatif.

Sentiment de déclassement

L’enquête montre un décalage entre la vie individuelle et le sentiment partagé d’inquiétude collectif.  Si 77% des jeunes se disent satisfaits de la vie qu’ils mènent, ils doutent fortement de la capacité de la France à leur offrir un avenir meilleur. 76% d’entre eux se montrent inquiets pour la situation du pays. Un pessimisme généralisé qui s’accompagne d’un fort sentiment de déclassement générationnel.

8 jeunes sur 10 envisagent de quitter la France

Plus de huit jeunes sur dix redoutent une vie plus difficile que celle des générations précédentes. Un écrasante majorité des jeunes pense qu’ils devront travailler plus longtemps que les générations précédentes pour bénéficier d’une retraite et qu’ils auront plus de difficultés à accéder à la propriété ou à trouver un emploi stable. Quitter la France devient alors une option pour nombre d’entre eux. Près de 8 sur 10 ont déjà envisagé de construire leur vie ailleurs, dont un tiers qui l’envisage sérieusement.

Faciliter l’accès au logement

Enfin, l’enquête menée par Ipsos BVA pour l’université Aix Marseille et le Cercle des économistes teste aussi une dizaine de propositions travaillées par un groupe de 200 jeunes. L’objectif étant de présenter ces propositions aux candidats pendant la campagne présidentielle. Parmi les sujets de préoccupations de la jeunesse, vivre dignement est la première exigence, avec en tête le pouvoir d’achat et le niveau de vie. L’accès au logement via l’amélioration de la garantie locative est la proposition qui s’impose pour faciliter l’accès au logement des jeunes sans garant. Mais les sondés mettent aussi en avant un bilan de santé gratuit proposé à tous les jeunes de 20 ans et un plan national pour adapter les formations aux besoins du marché du travail et valoriser les filières professionnelles. Ils demandent enfin de rendre obligatoire la prise en compte des résultats des pétitions, conventions citoyennes et référendums d’initiative citoyenne dans les décisions publiques.

Enquête Ipsos BVA pour Aix-Marseille Université menée du 23 juillet au 5 août 2026 auprès de 3 030 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la population française, âgée de 18 ans à 29 ans. Echantillon interrogé par Internet via l’Access Panel Online d’Ipsos pour la France métropolitaine et via web-intercept avec Episto pour les DROM

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