Pope Leo XIV Welcomed by Emmanuel and Brigitte Macron in Paris
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Visite du pape en France :  Léon XIV est arrivé à Paris, demandez le programme

Top départ ce vendredi pour une visite de quatre jours du pape Léon XIV en France. Accueilli par Emmanuel Macron, ce vendredi matin, le souverain pontife va déambuler au cœur de Paris aujourd’hui, Il célébrera une messe géante place de la Concorde, samedi, avant de se rendre à Lourdes et Metz, dimanche et lundi. Un séjour durant lequel il abordera de multiples thèmes, dont l’intelligence artificielle, la question migratoire ou la lutte contre les violences sexuelles.
Rédaction Public Sénat

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D’origine Française par sa mère qui était née au Havre avant d’émigrer aux Etats-Unis, le pape Léon XIV, 71 ans, est de retour sur la terre de ses aïeux pour une longue visite de quatre jours. Son avion est arrivé à l’aéroport d’Orly à 10 heures, où il a été accueilli par le président Emmanuel Macron tandis que les cloches des églises du pays ont sonné à la volée pendant sept minutes.

Une première journée marathon l’attend. Après un premier discours en fin de matinée à 11h45 au palais de l’Elysée devant les autorités et le corps diplomatique, il s’exprimera dans l’après-midi à 15h au siège de l’Unesco où il devrait renouveler son appel à réguler l’IA, dans un contexte d’inquiétude croissante sur les dérives possibles des algorithmes.

« Nous pouvons penser que la dignité de la personne humaine, la paix, l’éducation et la responsabilité face aux nouvelles technologies occuperont une place importante dans son discours », a affirmé à l’AFP Mgr Roberto Campisi, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Unesco.

Suivra une grande déambulation sous haute sécurité dans le centre de la capitale. Depuis l’église Notre-Dame-des-Champs, dans le 6e arrondissement, Léon XIV parcourra en papamobile 2,5 km jusqu’à la cathédrale Notre-Dame.

Ce bain de foule sera rythmé par des groupes de musique disposés tous les 50 mètres le long du parcours.

Sécurité draconienne

Léon XIV célébrera ensuite à 17H15 des vêpres devant des prêtres, diacres et séminaristes à Notre-Dame. Il sera le premier pape à se rendre depuis la réouverture de la cathédrale en décembre 2024. Son prédécesseur François avait décliné l’invitation à la cérémonie organisée cinq ans après l’incendie qui avait ravagé l’édifice gothique.

Pour finir cette première journée, une grande veillée de prière au Stade de France de Saint-Denis, au nord de Paris, devrait réunir 80 000 jeunes de 17 à 35 ans pour un programme mêlant pop-louange, échange avec le pape et exposition de la « sainte tunique du Christ », relique conservée à Argenteuil.

Cette visite en trois étapes – Paris, Lourdes et Metz – mobilise une sécurité draconienne, avec des chiffres éloquents : 17.000 bénévoles, 15.000 policiers et gendarmes, 2.500 journalistes accrédités et un budget de 27 millions d’euros. « La vigilance des forces de l’Intérieur est maximale », a déclaré le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué sur TF1, ajoutant que, pour le moment, « quelques dizaines » de personnes avaient été interdites d’accès, mais qu’il n’y avait « pas de menace identifiée ».

 

Placée sous la devise « Pour que le monde ait la vie », la visite intervient a à un moment charnière pour l’Eglise de France, tiraillée entre baisse de la pratique religieuse à l’heure de la sécularisation, et hausse des baptêmes de jeunes depuis cinq ans, un phénomène qui suscite la curiosité du pape.

 

La séquence parisienne, vendredi et samedi, devrait drainer à elle seule un million de personnes, au terme de plusieurs jours de préparatifs : panneaux « Bienvenue à Paris » sur les églises, chapiteau géant place de la Concorde pour la messe de samedi, répétitions pour les 2.500 chanteurs de la veillée de prière…

Samedi, la visite se poursuivra dans la capitale avec visite au centre d’accompagnement et d’intégration sociale « Maison Bakhita » sur le thème de la crise migratoire. En juin, depuis les îles Canaries, il avait insisté sur la dimension humaine des migrations. « Chers migrants, avant de vous dire autre chose, je veux m’incliner devant votre dignité. Vous n’êtes ni des numéros ni des dossiers. Vous êtes des personnes avec une famille et une maison laissées derrière vous ; avec des rêves que personne n’a le droit de mépriser. Mais je veux aussi vous dire que votre vie doit être protégée », avait-il déclaré.

A 16 heures, une messe géante sur la place de la Concorde et les Champs-Élysées à laquelle sont attendus 600 000 fidèles, dont plusieurs figures politiques, mais pas Emmanuel Macron, sera le moment fort de la journée.

Contrairement à Marseille en 2023, le président français n’assistera à aucune messe, mais sera représenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, ainsi que par son épouse Brigitte Macron à Paris, a précisé la présidence mardi à la presse.

Lourdes : rencontres avec des victimes de violences sexuelles

Dans la soirée de samedi, le pape prendra l’avion pour se rendre à Lourdes. Il célébrera une messe géante à 11 heures, dimanche, sur la prairie du Sanctuaire. La basilique aura recouvert toutes les mosaïques du prêtre slovène Marko Rupnik, accusé d’agressions sexuelles.

La lutte contre les violences sexuelles devrait, en effet, dominer l’étape à Lourdes, deuxième lieu de dévotion catholique au monde après Rome. Une rencontre privée avec sept victimes est prévue en fin d’après-midi.

Metz : discours sur l’Europe

La dernière étape se déroulera lundi à Metz, où le concordat signé par Napoléon Ier en 1801 reste en vigueur. Elle aura une tonalité plus diplomatique car les chefs d’Etat et de gouvernement des 26 autres pays de l’Union européenne ont été invités à assister au discours du pape, à 11 heures, sur l’Europe et la paix, dans un contexte de dégradation des relations transatlantiques et de guerre en Ukraine. A 16 heures, Léon XIV clôturera sa visite par une messe à la cathédrale de Saint-Etienne de Metz.

 

 

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