South Africa Hantavirus
An aerial view of the MV Hondius Dutch cruise ship anchored in the Atlantic at Cape Verde, Tuesday, May 5, 2026. (AP Photo/Arilson Almeida)/XMA105/26125819981337//2605060110

Hantavirus : ce que l’on sait de l’infection sur le navire de croisière

Trois personnes à bord à bord d’un navire de croisière immobilisé dans l’Atlantique, au large du Cap-Vert sont décédées possiblement en lien avec un foyer d’hantavirus. Un virus qui se transmet à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés.
Rédaction Public Sénat

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Immobilisé depuis dimanche dans l’Atlantique, un navire de croisière de 107 mètres battant pavillon néerlandais, le MV Hondius, à destination du Cap-Vert, pourrait être à l’origine d’un foyer d’infection à hantavirus.

Le MV Hondius, et ses quelque 150 passagers, 88 passagers et 59 membres d’équipage de 23 nationalités, a déjà enregistré trois décès, un couple de Néerlandais et une Allemande, selon l’OMS. Depuis dimanche, il mouille près du port de Praia, la capitale capverdienne, mais n’a toutefois pas été autorisé à y accoster. Il attendait mardi un éventuel feu vert de l’Espagne pour faire escale aux Îles Canaries. Selon l’OMS, Madrid aurait finalement donné son aval pour accueillir le bateau notamment « pour qu’une enquête épidémiologique complète puisse être menée », mais le ministère espagnol de la Santé a indiqué peu après, n’avoir encore pris aucune décision en ce sens. « En fonction des données épidémiologiques qui seront recueillies sur le navire lors de son passage par le Cap-Vert, il sera décidé quelle escale est la plus pertinente. D’ici là, le ministère de la Santé n’adoptera aucune décision », a écrit le ministère sur X.

Trois personnes malades à bord doivent être débarquées au port de Praia dans les prochaines heures, avant d’être conduites par ambulance à l’aéroport, d’où elles seront évacuées, a annoncé, mardi à l’Agence France-Presse (AFP), Ann Lindstrand, représentante de l’OMS au Cap-Vert.

Qu’est-ce que l’hantavirus ?

L’hantavirus est une infection, généralement transmise à l’homme par les rongeurs qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu. Présent en Europe, en Asie et sur le continent américain, l’hantavirus peut prendre des formes différentes. « On ne sait pas encore lequel circule sur ce navire, et c’est important à savoir parce qu’ils donnent deux maladies différentes : pour l’un, une maladie rénale, et pour la forme dite ‘du Nouveau Monde’, des atteintes cardio-pulmonaires plutôt graves » explique à franceinfo Gilles Pialoux, infectiologue, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon à Paris, qui précise que « la transmission interhumaine est exceptionnelle ».

A ce stade, l’OMS suppose qu’un ou des premiers cas « ont été infectés en dehors du navire » par le virus et qu’il y a eu ensuite « une transmission interhumaine ». Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et de préparation aux épidémies et pandémies, précise que les individus doivent être « vraiment très proches » pour une contamination. « Le risque pour le grand public est faible. Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19. C’est très différent », a-t-elle assuré.

2 046 cas enregistrés en France de 2005 à 2024

En France métropolitaine, le taux de mortalité des cas d’hantavirus est très faible de l’ordre de 0,5 %. En France hexagonale, de 2005 à 2024, 2 046 cas de fièvres hémorragiques à syndrome rénal (FHSR) ont été diagnostiqués par le Centre national de référence (CNR) des Hantavirus de l’Institut Pasteur, avec un maximum en 2021 (320 cas) principalement basés dans le Jura, et un minimum en 2013 (14 cas).

En Guyane, la forme de l’infection peut être plus grave. Depuis 2008, onze cas humains de syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) ont été détectés, dont 6 cas mortels, selon Santé Publique France.

Avec l’Afp

 

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