Un corps, « porteur de vêtements similaires » à ceux de l’enfant enlevée dans le Gers a été retrouvé jeudi, selon le parquet, alors que le fonctionnement de la justice est mis en cause dans cette affaire.
Le principal suspect, un homme de 41 ans, père de deux enfants, a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il avait été visé par plusieurs signalements et plaintes depuis 2017, notamment pour viol sur mineur.
Le gouvernement a ordonné une enquête administrative. Matignon a annoncé jeudi que Sébastien Lecornu réunissait le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez et le garde des Sceaux ce matin. Gérald Darmanin qui s’est dit « terrifié » par un tel « dysfonctionnement ».
Les critiques s’intensifient sur les éventuelles failles judiciaires dans cette affaire.
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a accusé jeudi soir l’Etat qui a « lourdement failli », avant d’affirmer que « le peuple français exige des comptes », dans un message sur son compte X.
La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a dénoncé jeudi sur X une affaire « symbole d’un système politico-judiciaire incapable de gérer le sujet des violences sexistes et sexuelles ».
« Par manque de moyens, mais pas seulement », a-t-elle ajouté, estimant « qu’on a laissé un pédocriminel en toute liberté, malgré les alertes ».
La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a dit jeudi « partage (r) l’indignation de tous les Français » sur les dysfonctionnements des enquêtes autour de l’homme soupçonné de l’enlèvement de Lyhanna et a plaidé pour « continuer à augmenter les moyens de la justice ».
Le Premier ministre devait initialement se rendre vendredi dans une prison ultra-sécurisée de Vendin-Le-Vieil (Pas-de-Calais) où sont incarcérés les narcotrafiquants les plus dangereux.
Il devait présenter à cette occasion face à la presse un « plan » marquant une « nouvelle phase » de l’action publique face à la menace. Un déplacement reporté « à une date ultérieure », a fait savoir Matignon.
(Avec AFP)