Illustrations – Banderole venue Pape Leon XIV en France
Illustrative photos of a banner marking the visit of Pope Leo XIV to France.//GREUEZFRANCOIS_0W1A3243/Credit:Francois Greuez/SIPA/2609201149

Visite du pape à Paris : un dispositif de sécurité « exceptionnel », un million de personnes attendues

Un dispositif de sécurité hors norme sera déployé durant les quatre jours de la visite du pape Léon XIV en France, avec une attention toute particulière pour la séquence parisienne, vendredi et samedi, qui devrait drainer un million de personnes.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

A événement exceptionnel – un pape n’est pas venu à Paris depuis 2008 -, « dispositif exceptionnel », selon les mots du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.

Au total 14 000 policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle ainsi que 2 500 sapeurs-pompiers seront mobilisés le vendredi, au premier jour de la visite papale. Ils seront 12 000 le lendemain et autant de sapeurs-pompiers que le vendredi.

Un millier de membres de forces de l’ordre seront déployés à Lourdes où est attendu samedi Léon XIV qui achèvera lundi à Metz son périple dans l’Hexagone.

Pour les services de sécurité, il s’agit d’un « défi en soi », même si aucune menace particulière n’a été identifiée à ce stade concernant cet événement, comme l’ont assuré Laurent Nuñez et le préfet de police de Paris Patrice Faure.

« On ne peut pas imaginer qu’il se passe quelque chose et nous ferons tout pour l’empêcher », confie un policier de haut rang. Un autre, ayant requis également l’anonymat, évoque des actions possibles de Femen ou de collectifs engagés contre les abus sexuels.

Cette visite sera scrutée par la communauté catholique du monde entier qui compte près d’un milliard et demi de baptisés.

La Préfecture de police de Paris (PP) est habituée à gérer des grands événements, à commencer par les Jeux olympiques de 2024 qui représentaient un défi sécuritaire dont elle est sortie auréolée.

 

« Une sécurité maximale tout en minimisant l’impact sur la vie quotidienne des Parisiens »

 

Comme pour les JO, l’enjeu est surtout la gestion des flux, de personnes – « un million sans doute », selon la porte-parole de la Préfecture de police Hélène Denéchère, mais aussi des véhicules (cars, etc).

« C’est de l’horlogerie : notre priorité, c’est d’assurer une sécurité maximale tout en minimisant l’impact sur la vie quotidienne des Parisiens », expliquait récemment à l’AFP Patrice Faure, pour qui il ne s’agit « pas de gérer un événement religieux, mais un événement d’ordre public ».

« L’objectif de la préfecture de police est de permettre au public de profiter pleinement de ces moments et d’accueillir avec fierté le souverain pontife et en même temps limiter la durée des contraintes » pour les Parisiens pendant cette visite.

Le souverain pontife est attendu vendredi à l’aéroport d’Orly où il sera accueilli par le président Emmanuel Macron. Le cortège papal sera escorté par les forces de l’ordre sur une autoroute fermée à la circulation pour l’occasion.

Un énorme flux de public est attendu dans la capitale : 600 000 personnes de la place de la Concorde, où Léon XIV officiera samedi pour une messe en plein air, aux Champs-Elysées, à la place de l’Etoile et jusqu’à l’avenue de la Grande Armée.

Jusqu’à 250 000 personnes devraient se masser vendredi sur le trajet de la papamobile avant l’office des vêpres à Notre-Dame, et 80 000 jeunes seront présents au Stade de France à Saint-Denis pour la veillée le même jour.

Plus d’une centaine de cars sont prévus pour acheminer le public au Stade de France. Il y en aura plus d’un millier le lendemain pour la messe.

Les accès sont gérés par le diocèse, qui a mis en place des QR codes pour accéder aux emplacements prévus sur les Champs-Elysées, place de la Concorde et avenue de la Grande armée. La déambulation du pape dans sa papamobile dans Paris, le long d’un parcours barriéré, devrait durer une heure.

Une bulle de sécurité constituée de policiers à pied sera formée autour du véhicule papal qui circulera au pas.

La navigation sur la Seine sera interdite durant la séquence Notre-Dame.

En outre, des drones et un dispositif anti-drones en lien avec l’armée de l’air seront déployés et des tireurs d’élite seront sur tous les points hauts des différentes séquences parisiennes.

(Avec AFP)

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Social Protest and Demonstration in Paris, France – November 5, 2026
6min

Société

Reportage. Manifestation à Paris : « À 6 mois de l’élection présidentielle, on veut montrer qu’on est là pour défendre notre état de droit »

En musique et sous les slogans, le cortège de la manifestation parisienne s’est élancé de la place de la République à 14h. Pour les salaires, le pouvoir d’achat et en soutien aux mouvements lycéens et étudiants, les syndicats et les manifestants comptent bien avoir des réponses du gouvernement : « Rien ne nous arrêtera », déclare la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.

Le

Student protests
5min

Société

Parcours de la manifestation du 31 octobre : « Remise en cause du droit de manifester » ou « nécessité » de protéger les commerces ?

La préfecture de police de Paris a interdit les deux parcours déposés dans le centre de la capitale par les syndicats et les gilets jaunes, imposant un trajet alternatif, à la limite de Paris, que dénonce l’intersyndicale. « On est dans le découragement organisé de venir manifester », réagit le sénateur PS Rémi Cardon. « Nécessité fait loi », rétorque le sénateur LR, Olivier Paccaud.

Le

Visite du pape à Paris : un dispositif de sécurité « exceptionnel », un million de personnes attendues
3min

Société

Attentat raciste de Trappes : l’hommage national sera présidé par le Premier ministre, annonce Aurore Bergé

Les modalités de cet hommage, notamment le lieu et la date, seront précisées ultérieurement, du fait notamment que certaines victimes se trouvent toujours dans un état critique, a précisé la ministre devant les sénateurs, ce mercredi 28 octobre. Vendredi, un homme a ouvert le feu dans les rues de Trappes et La Verrière, faisant un mort et sept blessés. Cette attaque a été qualifiée « d’attentat raciste » par Emmanuel Macron, en raison de l’origine des victimes.

Le