Le Premier ministre Sébastien Lecornu présidera l’hommage national qui sera rendu aux victimes de l’attentat raciste de Trappes et à la Verrière, annonce le gouvernement. Pour l’heure, la date et le lieu de cet hommage ne sont pas encore connus. « Au regard aussi du fait que certaines victimes continuent à lutter pour leur vie, vous comprendrez qu’évidemment, les modalités de cet hommage seront à préciser, mais c’est le Premier ministre lui-même qui présidera cet hommage national », a fait savoir Aurore Bergé, la Ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, pendant la séance de questions au gouvernement au Sénat, ce mercredi 28 octobre.
À l’ouverture de la séance, le président du Sénat Gérard Larcher a demandé aux parlementaires et aux ministres présents d’observer une minute de silence à la mémoire de Pengo Bossio Wangi, Français d’origine africaine, champion d’arts martiaux de 26 ans, tué par un homme qui a ouvert le feu vendredi dernier dans les rues de Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Sept autres personnes ont également été blessés dans cette fusillade, dont une jeune fille de 12 ans. Plus de la moitié des victimes portaient des noms à consonnance africaine ou maghrébine. Emmanuel Macron a dénoncé dans la soirée un attentat commis « sur la base d’une idéologie raciste ».
Sur le réseau social X, le maire de Trappes Ali Rabeh a remercié « sincèrement le président de la République de donner à ce crime raciste toute la gravité et la solennité qu’il exige ».
« Toutes les vies se valent et tous les Français doivent être protégés »
« Je crois que faire République, c’est pouvoir être ensemble, associés et faire bloc derrière la haine raciste, derrière la haine antisémite, derrière la haine à l’encontre de nos compatriotes musulmans, parce que toutes les vies se valent et parce que tous les Français doivent être protégés », expliqué Aurore Bergé ce mercredi, dans l’hémicycle du Sénat.
« La force du modèle universaliste français, c’est justement de ne pas trier, de ne pas procéder à des hiérarchies, de ne pas distinguer les victimes, en raison ici d’une couleur de peau, d’une orientation, ou d’une identité réelle ou supposée », a encore défendu la ministre. « C’est ça la force du modèle français, et celles et ceux qui veulent attenter à ce modèle-là cherchent à nous diviser, cherchent à nous disloqués. Et nous ne devons pas les laisser hiérarchiser entre les haines. »