Loi Pacte : les sénateurs communistes dénoncent la privatisation des aéroports de Paris
Alors que le Sénat débute l’examen de la loi Pacte, les sénateurs du groupe communiste dénoncent le projet du gouvernement de privatiser le groupe ADP. Pour dénoncer cette privatisation des aéroports de Paris, ils trouvent un allié inattendu avec les sénateurs de droite.

Loi Pacte : les sénateurs communistes dénoncent la privatisation des aéroports de Paris

Alors que le Sénat débute l’examen de la loi Pacte, les sénateurs du groupe communiste dénoncent le projet du gouvernement de privatiser le groupe ADP. Pour dénoncer cette privatisation des aéroports de Paris, ils trouvent un allié inattendu avec les sénateurs de droite.
Public Sénat

Par Public Sénat (sujet vidéo d'Aurélien Romano)

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Non à la privatisation. Les sénateurs du groupe CRCE (à majorité communiste) dénoncent la privatisation des aéroports de Paris, permise par la loi Pacte, en examen au Sénat à partir de ce mardi. La privatisation des autoroutes en tête, les sénateurs communistes ont mis en garde, lundi 28 janvier (voir le sujet vidéo d’Aurélien Romano), sur ce projet du gouvernement.

« L’aéroport de Toulouse Blagnac a été confié à 50 % à un investisseur chinois, qui a ramassé tout ce qu’il pouvait en termes d’argent, n’a jamais investi et maintenant s’en va en laissant l’aéroport de Toulouse dans un état déplorable » dénonce Fabien Gay, sénateur PCF de Seine-Saint-Denis (voir la vidéo).

Selon les sénateurs PCF, les aéroports de Paris constituent un monopole naturel et donc un enjeu stratégique. « C’est une question de souveraineté » souligne Fabien Gay.

Ils ne sont pas les seuls contre la privatisation. Le combat est en effet soutenu par la majorité de droite au Sénat (relire notre article). De quoi surprendre. La droite est traditionnellement pour les privatisations. Mais les LR considèrent que les conditions ne sont pas réunies. « Il s’agit de céder un monopole qui rapporte des revenus importants à l’Etat et aux structures en Ile-de-France. Et L’Etat vend les bijoux de famille dans des conditions pas très heureuses » a estimé Philippe Dominati, sénateur rattaché au groupe LR, lundi matin sur Public Sénat. La droite pointe la sous-valorisation de la vente d’aéroport de Paris. La suite des débats en séance.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le