Stéphane Peu dénonce les « réponses très longues et très creuses » de Jean Castex devant le Parlement
Fraîchement nommé, le nouveau gouvernement de Jean Castex réalisait son baptême du feu devant les parlementaires cette semaine, lors des questions d’actualité. Mais la prestation du Premier ministre n’a pas su convaincre selon le député communiste Stéphane Peu.

Stéphane Peu dénonce les « réponses très longues et très creuses » de Jean Castex devant le Parlement

Fraîchement nommé, le nouveau gouvernement de Jean Castex réalisait son baptême du feu devant les parlementaires cette semaine, lors des questions d’actualité. Mais la prestation du Premier ministre n’a pas su convaincre selon le député communiste Stéphane Peu.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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« C'était très curieux cette séance de questions au gouvernement » confie le député Stéphane Peu, invité de l’émission Parlement Hebdo ce vendredi 10 juillet. Pour la première fois, le nouveau gouvernement se confrontait aux questions des parlementaires cette semaine mais peu d’informations ont été perceptibles sur un éventuel tournant politique du quinquennat.

« On avait un Premier ministre qui a pompé beaucoup d'air en faisant des réponses très longues et très creuses » analyse Stéphane Peu, qui dénonce « un gouvernement qui est nommé qui ne peut rien dire. » Pour le député communiste, Jean Castex a été « empêché » par Emmanuel Macron. « Vous avez un président de la République qui demande à son Premier ministre de suspendre sa déclaration de politique générale, de suspendre le vote de confiance de l'Assemblée, qui est normalement l'acte déclencheur de l'action du gouvernement ».

En effet, la déclaration de politique générale du Premier ministre, traditionnellement suivie du vote des députés, a été décalée d’une semaine pour intervenir après le discours du président de la République le 14 juillet. Une décision qui n’a pas sa place dans la démocratie française pour Stéphane Peu : « Dans la Ve République, le gouvernement est redevable devant l'Assemblée et devant le Sénat, pas devant le président de la République. »

Mais cette décision d’Emmanuel Macron n’est pas une vraie surprise pour le député communiste. « C'est un acte supplémentaire d'une présidentialisation du pouvoir, d'une concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme. »

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