Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.
Henri Clavier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« À la fin de cette désignation militante, nous devons avoir un candidat et cinq soutiens, et non pas cinq aigris », commente Boris Vallaud, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale et soutien de Raphaël Glucksmann. A la veille du premier débat de la primaire, diffusé le mercredi 23 septembre sur LCI, la tension entre les candidats pourrait s’intensifier.  

Des propos jugés « dérisoires et ridicules »

En effet, l’ancienne candidate du PS en 2007, Ségolène Royal, s’en est prise frontalement à l’un des favoris de la primaire, Raphaël Glucksmann, en pointant son manque d’expérience. « Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin », a-t-elle asséné, avant de souligner sa propre expérience. 

« Je suis à la  fois peiné et consterné du ton que prend cette primaire », affirme Boris Vallaud qualifiant les propos de Ségolène Royal de « dérisoires et inacceptables ». Le principal intéressé n’a cependant pas manqué de réagir, déclarant que lui n’avait pas « quémandé des postes pendant 45 ans ». 

Boris Vallaud souhaite se concentrer sur le « débat d’idées »

Face au risque de fracture au sein du Parti socialiste, le patron des députés socialistes veut sortir de ces querelles par le haut en remettant le « débat d’idées » au centre de la campagne. Par ailleurs, Boris Vallaud a assuré soutenir « celui qui est le mieux préparé », regrettant au passage qu’aucun socialiste ne se soit imposé après dix ans dans l’opposition. 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
12min

Politique

Souveraineté et emplois : quelle est la feuille de route du gouvernement en matière d’intelligence artificielle ?

En quelques années, l’Intelligence artificielle est devenu un sujet politique majeur. Son émergence constitue un véritable bouleversement en matière de sécurité numérique, de compétitivité et d’emploi. Auditionnée par le Sénat le 4 novembre, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du numérique est revenue sur la stratégie du gouvernement en la matière.

Le

Rentrée Universitaire Campus Carlone à Nice
7min

Politique

Universités : la rapporteure du Sénat augmente le nombre de boursiers, financé par la fin du repas à 1 euro pour tous et une hausse des frais pour les plus aisés

La sénatrice divers droite Vanina Paoli-Gagin, dont le rapport sur l’enseignement supérieur a été adopté en commission des finances, dans le cadre de l’examen du budget, propose de supprimer la réforme du repas à 1 euro, fruit du deal entre le PS et Sébastien Lecornu en janvier dernier. De quoi permettre une réforme des bourses, qu’elle finance aussi par une hausse des droits d’inscription pour les familles les plus aisées, qui rapporterait 600 millions d’euros. Explications.

Le