« À la fin de cette désignation militante, nous devons avoir un candidat et cinq soutiens, et non pas cinq aigris », commente Boris Vallaud, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale et soutien de Raphaël Glucksmann. A la veille du premier débat de la primaire, diffusé le mercredi 23 septembre sur LCI, la tension entre les candidats pourrait s’intensifier.
Des propos jugés « dérisoires et ridicules »
En effet, l’ancienne candidate du PS en 2007, Ségolène Royal, s’en est prise frontalement à l’un des favoris de la primaire, Raphaël Glucksmann, en pointant son manque d’expérience. « Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin », a-t-elle asséné, avant de souligner sa propre expérience.
« Je suis à la fois peiné et consterné du ton que prend cette primaire », affirme Boris Vallaud qualifiant les propos de Ségolène Royal de « dérisoires et inacceptables ». Le principal intéressé n’a cependant pas manqué de réagir, déclarant que lui n’avait pas « quémandé des postes pendant 45 ans ».
Boris Vallaud souhaite se concentrer sur le « débat d’idées »
Face au risque de fracture au sein du Parti socialiste, le patron des députés socialistes veut sortir de ces querelles par le haut en remettant le « débat d’idées » au centre de la campagne. Par ailleurs, Boris Vallaud a assuré soutenir « celui qui est le mieux préparé », regrettant au passage qu’aucun socialiste ne se soit imposé après dix ans dans l’opposition.