Train Perpignan-Rungis : « Il n’est pas dans mes pouvoirs d’amener des marchandises sur ce train » se défend Élisabeth Borne
Lors de l’examen du projet de loi Énergie et Climat, plusieurs sénateurs ont interpellé la nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne sur « le train de primeurs » Perpignan-Rungis qui roule à vide depuis le début de la semaine.

Train Perpignan-Rungis : « Il n’est pas dans mes pouvoirs d’amener des marchandises sur ce train » se défend Élisabeth Borne

Lors de l’examen du projet de loi Énergie et Climat, plusieurs sénateurs ont interpellé la nouvelle ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne sur « le train de primeurs » Perpignan-Rungis qui roule à vide depuis le début de la semaine.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

À peine ses premiers pas dans l’hémicycle entamé, en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire, qu'Élisabeth Borne était interpellée dans l’hémicycle via un rappel au règlement du sénateur communiste Pascal Savoldelli. « Vous avez récemment promis le maintien de la ligne de fret Perpignan-Rungis mais au lieu de trouver une solution pérenne pour favoriser le transport de marchandises par le rail, la seule solution qui serait trouvée à ce jour, c’est de faire circuler le train des primeurs à vide. C’est ahurissant. En plus d’être économiquement absurde, cette opération est écologiquement irresponsable ».

En effet, le train de primeurs qui relie Perpignan au marché de Rungis quotidiennement, fait l'objet d'une polémique depuis mai. La SNCF s'est engagée à prolonger cette ligne de wagons frigorifiques jusqu'à la fin de l'année, « échéance au-delà de laquelle les wagons seraient hors d'usage ». Mais les clients, qui transportent essentiellement des primeurs venus d'Espagne et du Maroc, ont préféré anticiper l’obsolescence des wagons et privilégient désormais les transports routiers. « Très clairement, ce train roulera la semaine prochaine et il roulera aussi longtemps qu'il y aura des marchandises à transporter », avait déclaré Élisabeth Borne dans une interview au quotidien Midi Libre, mardi. Conséquence : depuis le début de la semaine, le train roule bien. Mais il roule à vide.

Le sénateur socialiste, Martial Bourquin a profité de la présentation de son amendement visant « à porter la part de fret ferroviaire et fluvial pour le transport terrestre de marchandises à hauteur de 40 % à l’horizon 2050 » pour, lui aussi, interpeller la ministre. « Vous avez le devoir de faire que ce train refonctionne normalement (…) et qu’il n’y ait pas ces 25 000 camions supplémentaires qui viennent gêner les autoroutes et les routes ».

Martial Bourquin interpelle Elisabeth Borne sur le train Perpignan-Rungis
02:45

« Je peux vous assurer que je ne me satisfais pas de cette situation » a répondu Élisabeth Borne. « Je regrette d’avoir été mis devant le fait accompli. Parce que peut-être que tout le monde était au courant de l’état des wagons… Mais vous voyez, la ministre des Transports n’avait pas été alertée sur l’état de ces wagons. Je ne me résous pas à ce que les marchandises passent sur la route. Vous nous reprochez de faire rouler un train vide. Qu’est-ce que vous nous auriez dit si ce train s’était arrêté ? En tant que ministre, il n'est pas dans mes prérogatives, ou dans mes pouvoirs, d'amener des marchandises dans ce train », a-t-elle ajouté, rappelant qu'une réunion se tenait ce mercredi à Perpignan sur ce dossier.

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Train Perpignan-Rungis : « Il n’est pas dans mes pouvoirs d’amener des marchandises sur ce train » se défend Élisabeth Borne
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le

Train Perpignan-Rungis : « Il n’est pas dans mes pouvoirs d’amener des marchandises sur ce train » se défend Élisabeth Borne
2min

Politique

Mort de Quentin : Vincent Jeanbrun pointe la responsabilité de LFI dans « la libération de la parole violente »

Invité dans notre matinale, le ministre du Logement est revenu sur la mort de Quentin en marge d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. L’ancien député LR pointe la responsabilité de LFI dans « l’hystérisation » du débat public et appelle la France Insoumise à « se soumettre » au respect du débat public et des règles de droit.

Le