Une nouvelle enquête a été ouverte lundi par le parquet de Paris dans l'affaire Benalla pour d'autres violences commises le 1er mai à Paris...
Benalla: nouvelle enquête ouverte pour d’autres violences commises le 1er mai à Paris
Une nouvelle enquête a été ouverte lundi par le parquet de Paris dans l'affaire Benalla pour d'autres violences commises le 1er mai à Paris...
Par Katell PRIGENT et Mehdi CHERIFIA
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Une nouvelle enquête a été ouverte lundi par le parquet de Paris dans l'affaire Benalla pour d'autres violences commises le 1er mai à Paris quelques heures avant les heurts ayant provoqué le scandale et débouché sur des commissions d'enquête parlementaire.
Cette enquête a été ouverte après les plaintes de deux jeunes de 23 et 24 ans disant avoir été victimes d'une interpellation musclée au jardin des Plantes, où se trouvaient l'ex-collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla et l'employé du parti présidentiel LREM, Vincent Crase.
Des images de scènes confuses tournées dans ce parc à proximité du parcours du défilé du 1er mai, où l'on voit notamment les deux hommes, ont été diffusées vendredi par Libération.
Dans une interview au JDD, Alexandre Benalla a démenti toute "intervention" de sa part à ce moment-là. "J'étais derrière les policiers en tant qu'observateur, on peut le voir distinctement, je n'ai ni casque, ni brassard, ni radio", a-t-il affirmé.
Selon l'avocat des deux plaignants Me Grégory Saint-Michel, Vincent Crase, Alexandre Benalla et le policier qui les accompagnait ce jour-là sont identifiables sur la vidéo.
Alors qu'ils tentaient de sortir du jardin des Plantes, ses clients ont reçu des indications contradictoires et, voyant que la jeune femme filmait avec son téléphone, un des membres du trio l'a ceinturée et a plaqué ses mains contre un arbre, a raconté à l'AFP l'avocat.
Cette nouvelle enquête dans cette affaire retentissante a été ouverte pour "violences volontaires en réunion par personne dépositaire de l'autorité publique", "atteinte arbitraire à la liberté individuelle", "usurpation de signes réservés à l'autorité publique", "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", "dégradation volontaire d'un bien", en l'espèce d'une vidéo, et "introduction frauduleuse dans un système de traitement de données personnelles".
- Benalla entendu par la commission du Sénat ? -
Le parquet de Paris a ouvert une première information judiciaire notamment pour "violences en réunion" et "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique", après les violences commises sur deux manifestants par Alexandre Benalla et son comparse Vincent Crase place de la Contrescarpe le soir du 1er mai, alors qu'ils étaient simples "observateurs" au sein des forces de l'ordre.
La commission d'enquête du Sénat, le 30 juillet 2018
AFP
Lundi, la commission d'enquête du Sénat a affirmé qu'elle n'excluait plus d'entendre Alexandre Benalla. Philippe Bas, président LR de la commission, avait dans un premier temps exclu l'idée selon le "principe de séparation des pouvoirs".
"Il y a un autre principe, c'est la question des droits de la défense s'exprimant sous serment devant la commission. Il ne faudrait pas qu'une personne auditionnée puisse être amenée à témoigner contre elle-même", a ajouté M. Bas.
Mais, nuance-t-il, "M. Benalla, à l'occasion d'un entretien à un journal, a donné sa propre version d'une part, et puis il a fait savoir +son envie+ d'être auditionné par notre commission ajoutant qu'il avait +de quoi nous donner des explications+. Dès lors (...) je m'entretiendrai de nouveau avec nos rapporteurs (...) nous verrons à la rentrée ce qu'il convient de faire".
"Ils veulent des explications, j’ai de quoi leur en donner", affirmait M. Benalla dans le JDD.
Les sénateurs ont notamment entendu lundi Jean-Marie Girier, le chef de cabinet du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. S'il a confirmé que le ministre de l'Intérieur avait salué Alexandre Benalla le 1er mai lors d'une visite de la salle de commandement de la préfecture de police (PP) "comme toutes les personnes présentes", il a assuré que le ministre ne connaissait "ni son nom, ni son prénom, ni ses fonctions".
Jean-Marie Girier, par ailleurs ex-directeur de campagne d'Emmanuel Macron, a fait la connaissance d'Alexandre Benalla "pendant la campagne électorale" mais affirme ne pas l'avoir recruté dans l'équipe de sécurité du candidat. "J'ai été avisé de son embauche", a-t-il souligné.
"Depuis son entrée en fonction à l'Elysée j'ai eu des contacts réguliers avec lui", a-t-il dit, dans le cadre de "réunions" ou de "déplacements" mais "M. Benalla n'a bénéficié d'aucun traitement privilégié par mon intermédiaire", a insisté M.Girier.
Mardi, deux motions de censure du gouvernement seront défendues par la droite et la gauche. Cependant ni Les Républicains, avec 103 députés, ni la gauche, avec 63, ne peuvent rassembler la majorité requise de 289 voix qui ferait chuter le gouvernement.
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.